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Semaine de la déficience intellectuelle: pour faire tomber les préjugés

Photo: Luc Bouvette

La Semaine québécoise de la déficience intellectuelle se tiendra jusqu’au 15 mars partout au Québec, sous la thématique «Comme on se ressemble». Métro a discuté avec le comédien Vincent-Guillaume Otis, porte-parole de l’évènement.

Quel est l’objectif d’une telle semaine?
C’est de créer un lieu de rencontre entre ceux qui vivent avec une déficience intellectuelle et ceux qui n’en ont pas, pour qu’ils apprennent à se connaître et que ça fasse tomber les barrières, les préjugés, les clichés. C’est une semaine de célébrations et non de revendications. Le thème, «Comme on se ressemble» a été choisi parce que les gens qui ont une déficience intellectuelle peuvent nous ressembler dans ce qu’ils ont de forces et de faiblesses et qu’il faut faire attention aux étiquettes qu’on appose trop facilement.

Est-ce qu’il y a encore du travail à faire avec la perception du public face à la déficience intellectuelle?
Je pense que oui. Ceci dit, beaucoup de travail a été fait. Je le vois parce mon petit frère vit avec une déficience intellectuelle et que je constate qu’il y a de plus en plus d’organismes qui travaillent à les intégrer, mais il y a encore des préjugés qui persistent, des mots qui blessent. Dix ans de lutte et d’intégration, pour une personne, peuvent être détruit en cinq minutes par la méconnaissance, la peur de l’autre et le rejet.

Cette semaine-là sert donc à les valoriser?
Oui, ces gens-là ont des talents et des aptitudes et peuvent contribuer au monde dans lequel on vit. Le film Gabrielle, auquel j’ai participé, le démontre bien. Des gens qui vivent avec une déficience intellectuelle ont travaillé de la même façon que j’ai travaillé à ce film-là. On est tous sur un pied d’égalité. Gabrielle joue un rôle, elle a fait un travail d’acteur.

Que diriez-vous pour convaincre les gens de participer aux activités de la semaine?
Il y a des activités partout au Québec: des soupers, des parades de mode, des spectacles, etc. Osez, soyez curieux de la rencontre de l’autre. C’est certain que ces rencontres-là vont amener des belles surprises. J’ai côtoyé beaucoup de gens qui ont une déficience intellectuelle, et ce qui me frappe c’est qu’ils vivent vraiment dans le moment présent et apprécient ce qui se passe. On a beaucoup à apprendre de ça. Ce sont aussi des gens très positifs et ça fait du bien.

Est-ce à cause de ton frère que tu as décidé de t’impliquer?
Oui, ça me motive beaucoup. Je le fais pour remercier mon frère, parce qu’il m’a amené à développer des valeurs d’ouverture et de compassion. Son intégration n’a pas toujours été facile et je suis là un peu pour dire que tout ça n’a pas été en vain.

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