Mulcair : la mode dans le sang
Tout a commencé par un nom : Mulcair. «Au début du XXe siècle, mon arrière-grand-père, un tailleur, avait sa boutique à Montréal», raconte Juliana Bennett. Ce n’est donc pas un hasard si elle a choisi le nom de jeune fille de sa grand-mère pour sa marque.
D’autant plus que la dame en question savait être élégante. Et côté style, elle en connaissait un rayon. «Ma grand-mère s’habillait un peu comme Coco Chanel : des tailleurs en tweed, des perles… J’ai des images bien précises en tête», continue la jeune designer.
Mulcair version 2011 propose une relecture garçon chic des grands classiques comme le tailleur-pantalon. «J’adore faire des pantalons et des vestons, les pièces plus taillées», raconte la diplômée du Parson’s New School for Design. Sa collection automne-hiver 2011, actuellement en boutique, s’inspire, elle, directement du vestiaire des ballerines «avec des éléments masculins et des couleurs sombres, explique Juliana Bennett. Je ne voulais pas montrer que le côté cute des danseurs.»
En revanche, sa collection printemps-été 2012, Rêve nocturne, qui sera présentée jeudi soir au Marché Bonsecours, révèle des influences nautiques et fauves. «Un grand voilier flotte sur l’eau, son équipage en uniforme est illuminé par de brillants éclairs qui déchirent le ciel, et au cœur de ce tumulte, notre brave et chic héroïne, son guépard et leur mésaventure nautique», raconte-t-on par voie de communiqué.
Raffinement au quotidien et esthétisme androgyne, telle est sa devise.