De nouvelles sommes pour combattre l'agrile du frêne
En 2013, 149 frênes infestés ont été détectés et abattus alors que 983 autres ont été identifiés pour abattage préventif afin de ralentir l’agrile. Cet abattage préventif permet d’éliminer des frênes qui sont en mauvais état pour d’autres raisons qu’une infestation par l’agrile et qui ne se qualifient pas aux traitements de TreeAzin, une injection de biopesticide permettant de protéger le frêne pendant deux ans.
Plus de 9000 frênes seront traités au TreeAzin durant l’été.
« L’agrile est un adversaire redoutable pour notre canopée de frênes et nous déployons de grands efforts pour ralentir sa progression sur le territoire montréalais. C’est pourquoi nous allons de l’avant avec des investissements importants dans notre plan de lutte.
« Montréal a été proactive, et ce, dès qu’elle a pris connaissance de la menace. Nous poursuivons nos actions de façon sérieuse afin de limiter le plus possible la mortalité de nos frênes et pour préserver ainsi notre végétation », d’indiquer Réal Ménard, responsable du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts au comité exécutif.
La nouvelle somme permettra d’accentuer les opérations de dépistage et de traitement, en plus de sensibiliser les propriétaires de frênes sur le domaine privé.
Nettement insuffisant
L’annonce de M. Ménard est bienvenue, mais nettement insuffisante pour contrôler le problème, estime Sylvain Ouellet, de Projet Montréal.
La formation politique demande plutôt un investissement minimal de 10 M$, seulement pour 2014, pour véritablement s’attaquer à l’agrile du frêne.
Avec neuf nouveaux arrondissements aux prises avec l’insecte, portant le nombre à 14, l’infestation progresse et M. Ouellet s’inquiète des conséquences.
La somme annoncée est loin de répondre aux besoins, soutient le conseiller municipal. De plus, il n’y a rien pour ce qui touche au reboisement ou à la plantation de nouvelles essences arboricoles. La coupe d’arbres a des effets néfastes sur la santé des gens (îlot de chaleur, problème respiratoire, pollution, etc.).
Ça va prendre davantage d’argent pour lutter efficacement et sauvegarder notre patrimoine arboricole, conclut M. Ouellet.
Arrondissements touchés par l’agrile du frêne
Neuf arrondissements s’ajoutent à ceux déjà touchés par l’agrile du frêne pour porter ce nombre à 14 : Anjou, Lachine, LaSalle, Le Plateau – Mont-Royal, Outremont, Pierrefonds-Roxboro, Saint-Léonard, Verdun et Ville-Marie s’ajoutent à ceux d’Ahuntsic-Cartierville, Côte-des-Neiges – Notre-Dame-de-Grâce, Mercier – Hochelaga-Maisonneuve, Rosemont – La Petite-Patrie et Saint-Laurent.