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Consultations publiques sur l’agriculture urbaine

Leduc-Frenette Samuel - TC Media
L’Office de consultation publique de Montréal (OPCM) a décidé de se pencher sur les différents modes d’agriculture urbaine présents dans la métropole. L’OPCM, dans le cadre de sa tournée panmontréalaise, s’est arrêté dans Rivière-des-Prairies—Pointe-aux-Trembles (RDP-PAT), le 12 juin, afin d’expliquer son mandat et de recevoir les questions et commentaires du public.

Notre mandat est clair : il s’agit de faire un portrait des activités d’agriculture urbaine ayant cours sur le territoire, de circonscrire les problèmes qui y sont liés et d’établir des perspectives d’avenir en cette matière, a souligné d’entrée de jeu le commissaire Jean Burton.

La tournée des arrondissements fait d’ailleurs suite à une exposition sur l’agriculture urbaine, qui s’est tenue le 12 mai, de même qu’un colloque à ce sujet, le 17 mai.

Les citoyens avaient également l’occasion, et ce, jusqu’au 14 juin, de déposer un mémoire. Après avoir tenu compte de l’ensemble des informations qu’ils auront colligées au cours de leurs rencontres avec les citoyens et les arrondissements, les commissaires remettront un rapport au conseil exécutif de la Ville à la mi-septembre. Son contenu sera rendu public quelques semaines plus tard.

Cette tournée de l’OPCM résulte d’une pétition de 29 068 signatures qu’a déposée le Groupe de travail en agriculture urbaine (GTAU) à la Ville-centre, le 15 novembre dernier.

Le GTAU considère avec désappointement que « dans le dernier plan de développement durable de Montréal l’agriculture urbaine est peu mentionnée ».

Dans sa pétition, le collectif d’« organisations préoccupées par l’environnement et la souveraineté alimentaire » suggère aux élus de « maintenir et [d’]augmenter les espaces propices à l’agriculture urbaine », de « développer l’accès et la diffusion de l’information », de « promouvoir la place de l’agriculture dans un développement urbain intégré », de « systématiser les partenariats » et de « soutenir les projets innovateurs ».

Toujours selon le GTAU, la métropole compte « près d’une centaine de jardins sur les toits et des dizaines de milliers de citoyens qui jardinent sur leur balcon et leur terrain ». Il y aurait aussi présence de 75 jardins collectifs et de 98 jardins communautaires sillonnés par près de 17 000 jardiniers (ou plus de 12 000 selon la Ville).

L’état de l’agriculture dans l’arrondissement

Selon une représentante de l’arrondissement responsable du programme des jardins communautaires, RDP-PAT fait état sur son territoire de plusieurs initiatives en matière de jardinage.

Ainsi, il existe actuellement six jardins communautaires dans l’arrondissement contenant un total de 368 parcelles cultivables. Il s’agit des jardins Les Arpents verts (83 jardinets), Richelieu (43), Deux-Sapins (29), Sainte-Marthe (71), Sainte-Maria-Goretti (24) et Pierre-Lacroix (118).

D’autres initiatives vertes ont débouché sur différents types d’agricultures en milieu urbain, comme ce qui se fait au jardin collectif de la coopérative du Colombier, à Pointe-aux-Trembles, ou à la serre Rivard-Paquette, sur le terrain de l’école secondaire Jean-Grou.

RDP-PAT s’est également félicité, par l’entreprise de la présentation faite par sa représentante, de sa campagne de verdissement industriel, qui a permis la plantation de 407 arbres.

Questions et commentaires des citoyens

Plusieurs citoyens ont tenu à poser des questions ou à émettre des commentaires aux trois commissaires présents, lors de leur passage à RDP-PAT.

Une représentante de l’Éco de la Pointe-aux-Prairies, Mélanie Tardif, s’est d’abord demandé pourquoi il y a dans l’ouest de l’île des zones agricoles permanentes, alors que ce n’est pas le cas dans l’Est. Elle s’est aussi demandé s’il existait un recensement des lieux potentiels pour de la revalorisation.

Un membre de la Direction des grands parcs et du verdissement de la Ville de Montréal n’a pas été en mesure de répondre à ces questions.

Un responsable d’un jardin communautaire a par la suite affirmé aux commissaires que de nombreuses compressions budgétaires ont nui à ses activités. Il a notamment mentionné le retrait du poste d’animateur horticole, en 2007.

Enfin, une élue de l’arrondissement, la conseillère de Ville Caroline Bourgeois, est venue appuyer ces propos en plus de réclamer plus de reconnaissance des jardins collectifs par la Ville.

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