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Deux bambins échappent à la vigilance de leur éducatrice

Photo: TC Media

Deux enfants de quatre ans ont réussi à quitter une garderie de LaSalle par une fenêtre du sous-sol alors que leur éducatrice n’a jamais tenté de les chercher ni de contacter les autorités.

Heureusement, les enfants ont croisé sur leur chemin un père et son fils, Javier Quiroga et Javier Lair Quiroga, dont la sœur Gimena Yael, opère elle-même une garderie à proximité, située sur la rue Serge.

«Je ne peux pas comprendre qu’il y ait eu autant de temps avant d’aviser les secours, la police et les parents. C’est la première chose à faire, dit Mme Quiroga. Les enfants ont parcouru un demi-kilomètre pour se retrouver seuls, pieds nus, au milieu de la rue pendant une trentaine de minutes».

Elle raconte que son père et son frère étaient dehors quand ils ont entendu le petit garçon crier. «Ils n’ont pas hésité à les secourir. Une chance qu’ils ne sont pas tombés dans les bras d’un délinquant», soutient-elle.

Mme Quiroga trouve inacceptable qu’un enfant disparaisse pendant 20 minutes sans que l’éducatrice s’en aperçoive. «Moi, j’ai une caméra à l’intérieur, des caméras à l’extérieur, des systèmes d’alarme. Et surtout, je suis présente».

TC Media a rencontré jeudi l’éducatrice en charge au moment de l’incident dans sa garderie de la rue Thierry où elle accueille habituellement entre deux et quatre enfants.

Ne voulant émettre aucun commentaire et refusant de nous donner son nom, la femme d’une quarantaine d’années a indiqué qu’elle avait sécurisé les fenêtres et installé une alarme sur la porte pour éviter qu’un tel incident ne se reproduise.

Le ministère de la Famille aux aguets
Porte-parole du ministère de la Famille, Nadine Caron, a déclaré que la garderie en question n’a pas de permis parce que ce n’est pas un service de garde en milieu familial reconnu pour un bureau coordonnateur.

«Elle offre des services de garde à un maximum de six enfants et c’est ce que la Loi lui permet de faire, sans avoir de comptes à rendre au bureau coordonnateur du ministère de la Famille. C’est un service de garde en milieu familial privé et non régi».

Au moment où nous lui avons parlé, le ministère n’avait reçu aucune plainte des parents des enfants impliqués.

«Dans cette situation, la mère peut déposer une plainte au directeur de la Protection de la jeunesse. On va aller inspecter le service de garde pour s’assurer que c’est un service qui, même s’il n’est pas régi, respecte la réglementation en place et qui accueille la limite de six enfants», a expliqué Mme Caron.

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