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Le Spectre de la fin

Photo: Les films Sony

Daniel Craig incarne James Bond pour la quatrième fois dans Spectre. La dernière? Pas sûr…

Dans quel état d’esprit êtes-vous, alors que Spectre s’apprête à sortir sur les écrans du monde entier? Excité? Soulagé? Nostalgique?
Tout ça à la fois. Tout ce que vous venez de dire. J’éprouve un grand soulagement parce que le film est enfin fini et que les gens peuvent le voir… ce qui est la raison pour laquelle on fait ce métier. Les projections privées, c’est bien, mais c’est le grand public qui compte. C’est vrai qu’il y a un peu de nostalgie parce que pour faire un film, on travaille étroitement avec des gens pendant près de deux ans. Ça devient un peu comme une famille à la longue. Et puis comment ne pas être excité par la sortie d’un tel film?

Un James Bond, c’est très différent des «autres» films?
Oh, je ne sais pas… (Il réfléchit.) Écoutez, on ne cherche pas à faire un film différent des autres. On veut juste faire le meilleur film possible. En sachant qu’il y a des règles, des restrictions auxquelles il faut se plier. Parce que c’est un James Bond et qu’on raconte une histoire très spécifique. À part ça, Sam Mendes et moi ne réfléchissons pas à la manière d’être différents… mais à la manière d’être bons!

Si je dis que Sam Mendes est le meilleur réalisateur de l’histoire de la saga, vous êtes d’accord?
Je suis absolument d’accord. Il est capable de faire de «gros» films, ce qui est un talent très spécifique. Mais c’est aussi un réalisateur fantastique avec les acteurs. Il comprend leurs inquiétudes, leurs peurs, tous les petits trucs dont ils souffrent. (sourire) Avec lui, on se sent en sécurité. Si on est à côté de la plaque un jour sur le tournage, il sera là pour nous relever. Et nous donner fière allure.

Et vous alors? Est-ce que chaque nouvel épisode est une occasion de corriger, d’ajuster votre interprétation de 007?
C’est comme tout. Je dépends beaucoup des gens autour de moi, vous savez. Le réalisateur, le scénariste, mais aussi le costumier, etc. Je travaille le plus étroitement possible avec eux, pour récolter de l’inspiration, pour les inspirer aussi. Le fruit de ce travail, ce sont les idées que vous voyez à l’écran.

«Je ne sais pas si [James Bond] pourrait un jour être totalement heureux. Mais je suis très satisfait de la manière dont il a évolué. Pour moi, il a vécu une grande aventure depuis Casino Royale, et j’en suis fier.» – Daniel Craig, à qui on demandait si Spectre marque la fin d’un cycle pour son personnage et si Bond avait enfin gagné le droit au bonheur

Tout le monde vous demande si vous allez faire un cinquième film. Mais franchement, pourquoi diriez-vous non si on vous le propose?
Je ne vois aucune raison de ne pas faire un autre James Bond au moment où je vous parle. Je n’essaie pas d’éluder la question chaque fois qu’on me la pose. C’est juste que je ne sais pas. Vraiment pas. (Il insiste.) Si j’inventais une autre réponse, ce serait idiot de ma part. On verra bien.

Spectre
En salle dès vendredi

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