Contre le capitalisme
Cette lettre répond à une autre publiée mardi dans cette page.
Premièrement, peut-être que, oui, la couverture médiatique dont fait l’objet le campement des indiÂgnés est démesurée par rapport au nombre de participants actuels, mais ce nombre tend à augmenter. Combien étaient-ils au début du campement à Wall Street? Une dizaine, non?… Et maintenant?
Deuxièmement, le rassemblement en question n’a pas lieu pour contester le système économique canadien, mais plutôt le capitalisme en général, celui qui régit le monde entier, celui dans lequel quelques multinationales et individus détiennent presque tous les pouvoirs (surpassant même les États à ce niveau!) et s’enrichissent sur le dos de milliards d’individus, et celui où les États les plus puissants s’arrangent pour conserver leur mainmise sur le pouvoir, au détriment des populations des pays dits «en voie de développeÂment». Ce fameux rassemblement n’est pas que local; il a présentement lieu partout sur le globe.
Je suis une des premièÂres à dire que le système canadien n’est vraiment pas si pire, comparé à certains, même il y a toujours place à améÂlioration. SeuleÂment, le capitalisme régit le monde… aux dernières nouvelles, nous vivons tous dans ce monde… «Ce rassembleÂment est totaleÂment injustifié»? Vraiment?
– Julie Thériault, Montréal