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Tous les comÂmenÂtaires entendus dans les médias récemment sur les régimes de retraite publics vont tous dans le même sens : souligner leur caractère trop généreux. Personne ne cherche de moyens pour récupérer ses avantages au profit de tous et trouver des solutions pour en amoindrir les inconvénients.
Les caisses de retraite sont de superbes invenÂtions. Leur secret repose sur une capitalisation à très long terme à l’abri de l’impôt et sur une participation plus ou moins égale de l’emÂployé et de l’employeur.
Le problème n’est habituellement pas la trop grande générosité de l’employeur, mais le fait que ce dernier supporte un risque trop élevé.
Un coussin des caisses de retraite implique généralement que les travailÂleurs actifs comblent 50 % des déficits, au profit d’eux-mêmes et des retraités, et l’employeur garantit le reste. On voit le danger pour des entrepriÂses en décroissance. L’autre problème dépend de facteurs fluctuants : les taux de
rendement et l’espérance de vie. Y’ a-t-il des moyens d’amoindrir les inconvéÂnients tout en conservant en grande partie les avantages? C’est l’évidence.
Il faut revoir les conditions des caisses existantes pour obtenir plus de souplesse et en appliquer leurs avantages à toute la population. Mais il ne faut pas rêver en couleur : ça prend 30 ou 40 ans pour capitaliser sa caisse de retraite. Ce fut l’erreur de la RRQ, qui s’est vidée après seulement 10 ans d’existence.
– Jeannot Vachon, Québec