Pas à n'importe quel prix
Je suis comme la très grande majorité des Québécois, complètement désillusionnée face à notre gouvernement. Mon niveau de confiance envers nos élus, et ce, tous partis confondus, frôle le 0 %. Tous les matins, je me demande ce que nous allons apprendre de nouveau qui viendra amplifier le cynisme qui règne partout dans la société. Comme la très grande majorité des Québécois, je rêve de changement, de renouveau et d’espoir. Du changement, oui, mais pas à n’importe quel prix!
Les changements proposés par M. Legault ne me suffisent pas. Je crains profondément que nous reproduisions au provincial ce que nous avons fait au fédéral. La gouvernance de notre province ne doit pas être l’effet d’un seul homme; nous avons connu l’effet Jack, et pour rien au monde je ne voudrais connaître l’effet Legault!
Il ne suffit pas d’établir des grandes lignes de pensée ni de présenter des points stratégiques. Nous devons savoir qui forÂmera l’équipe de M. Legault, qui sont ses alliés, qui nous représentera à l’Assemblée nationale. Je veux avoir des noms, je veux connaître leur CV, je veux éviter à tout prix que notre prochain ministre de la Famille soit de la même trempe que Tony Tomassi!
Il ne faut pas changer quatre 30 sous pour une piastre, comme le dit si bien l’expression. Nous avons le devoir de poser des questions et d’exiger des réponses.
Il ne faut pas une grande expérience en science politique pour savoir que la Coalition avenir Québec formera le prochain gouvernement; cependant, je crois que le devoir que nous avons est de nous assurer que l’équipe que nous choÂiÂsirons sera capable de livrer la marchandise dès le lendemain des élections. Nous n’avons plus une minute à perdre.
– Francine Laplante