Réflexion sur la place du français
Nous vivons une vague de promotion du français, inspirée par la peur de l’anglais. Ici, au Québec, il est normal qu’on donne prépondérance à la langue française, mais l’anglais est aussi une langue reconnue légalement.
Pour moi, faire état de mes craintes est aussi admettre une certaine vulnérabilité ou faiblesse ou infériorité… Il y a des gens qui ont peur des ponts, de l’avion, des foules, etc. Des phobies, il y en a de toutes les sortes. Elles sont considérées comme des «maladies». Ma suggestion aux francoÂphiÂles anglophobes est d’éviter de publier leurs craintes, de s’adresser en français aux gens comme ils le désirent et de laisser l’accès libre à ceux qui n’ont pas peur des ponts, des avions, etc.
Si pour montrer leur respect de la majorité au Québec, les anglophones et les allophones doivent ne parler que le français, devrait-on, par respect pour la majorité, s’interdire de parler français dans le ROC (Rest of Canada) et en Floride ou à Plattsburgh?
– Jacques Moreau, Saint-Bruno