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Lotus ressuscite, l'Espagne s'en mêle et l'Amérique n'y arrive pas

Honda a tiré sa révérence il y a deux ans, Toyota a fait de même à l’automne dernier, à peu près au moment où BMW jetait l’éponge – éponge que Peter Sauber, qui a fondé l’écurie en 1993, s’est empressé de reprendre.

Voilà qui a ouvert la porte à d’autres équipes désireuses de tenter leur chance dans le plus grand et le plus coûteux cirque automobile du monde.

Première tête sur le billot : Lotus qui, après 16 ans d’absence, revient en piste. Nom mythique s’il en est un, la légendaire écurie britannique a quitté la F1 en 1994 après n’avoir pu engranger d’autres victoires que celle signée par Ayrton Senna en 1987, dans les rues de Detroit. Oui, ça fait un bail…

Entre le moment de sa création par Colin Chapman en 1954 et son retrait 40 ans plus tard, Lotus a raflé 79 victoires, grâce à de grands noms tels Jim Clark, Mario Andretti et Graham Hill. Lotus est la quatrième écurie la plus titrée de l’histoire de la F1, après Ferrari, McLaren et Williams (voir notre tableau).

Cela dit, seules sept victoires sont venues égayer les jours sombres qui ont suivi la mort du fondateur Chapman, quelques jours avant Noël 1982. Et malheureusement, en cette saison de retour, l’écurie n’a pu faire mieux qu’une… 13e position. Elle a tant souffert d’ennuis mécaniques que ses deux voitures n’ont terminé la course qu’une fois cette année (à Bahreïn, première épreuve de la saison).

Si le vert et le jaune distinctifs de Lotus sont de retour pour 2010, c’est grâce au magnat de l’aviation malaise, Tony Fernandes. Ce propriétaire d’Air Asia n’est cependant pas le seul membre du monde aéronautique à se tremper dans la F1. Un autre magnat de l’aviation s’investit cette année : Richard Branson, le moteur financier de l’écurie qui porte le nom de sa compagnie aérienne, Virgin.

Pour la petite histoire, sachez que les deux hommes se seraient mutuellement juré que le perdant allait devoir faire le service sur un des vols du concurrent.

On n’en est pas encore à la mi-saison, mais si la tendance se maintient, c’est Branson qui devra se déguiser en agent de bord : ses deux voitures ont encore moins souvent terminé la course que les Lotus….

Première espagnole, toujours pas d’Américains…
Qu’elle survive ou non au cirque de la F1, Hispania Racing Team (HRT) pourra se vanter d’avoir été la toute première écurie espagnole à y faire son entrée.

Elle s’est créée à partir des restes de feue Super Aguri et elle compte, côté pilote, sur un certain Bruno Senna (oui, le neveu de l’autre) pour faire des miracles. Mais miracle il n’y a pas encore eu : une fois sur deux, en cette première saison de F1, les voitures HRT n’ont pas vu le drapeau à damier.

Pour sûr, les voitures de USF1 n’en verront jamais les couleurs, de ce drapeau à damier. L’écurie américaine, au départ financée par un des fondateurs de YouTube, espérait bien se joindre à l’aventure F1 à temps pour Bahreïn mais, après avoir englouti plus de 25 M$, elle n’a même pas réussi à accoucher d’un châssis…

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