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Les consommateurs joueraient un rôle dans l’obsolescence de leurs appareils, selon une étude

Pile Of Used Mobile Phones Photo: Archives

Le phénomène d’obsolescence programmée se démocratise au sein de la population canadienne, faisant en sorte qu’une grande majorité de Canadiens critiquent le producteur lorsqu’ils jettent un appareil. Cependant, une partie du blâme pourrait aussi être placée sur le consommateur, selon une nouvelle étude d’Équiterre.

L’enquête, menée auprès de 2200 citoyens canadiens et publiée jeudi, établit sans détour l’impact de l’obsolescence sur les appareils électroniques et électroménagers. Il est estimé que le nombre de déchets liés à ces produits augmentera de 45 millions de tonnes en 2016 à 52 millions en 2021, une augmentation de 17%.

L’obsolescence programmée est un concept qui attribue la détérioration rapide d’un matériel à la compagnie qui l’a produit.

Près de 90% des consommateurs interrogés dans l’étude croient que l’obsolescence des appareils revient, à des degrés différents, aux corporations, et moins de la moitié pensent jouer un rôle dans l’abandon accéléré des appareils.

Pourtant, certains facteurs psychologiques, comme la mode et l’esthétique, ou économiques, comme le rapport qualité/prix, peuvent conduire le consommateurs à abandonner l’appareil plusieurs années avant sa réelle usure matérielle.

« La couverture médiatique à outrance de certains exemples symboliques d’obsolescence programmée […] joue un rôle dans ces écarts de définition et entretient un climat de méfiance des consommateurs envers les fabricants. » – L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, citée dans l’étude d’Équiterre.

Si le produit nécessite réparation, seuls 19% des citoyens ont pris le temps de l’effectuer pour leurs appareils électroménagers et 26%, pour les appareils électroniques. Quatre répondants sur cinq ont indiqué toujours acheter des appareils neufs après en avoir délaissé un autre.

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