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Douanière de l’aéroport Montréal-Trudeau accusée d’abus de confiance

Douanière de l’aéroport Montréal-Trudeau accusée d’abus de confiance
Photo: ArchivesManuelle Duranceau-Lapointe fera face à des accusations d’abus de confiance au palais de justice de Montréal en septembre.

Une ancienne agente des services frontaliers de l’aéroport Montréal-Trudeau vient d’être accusée d’abus de confiance par un fonctionnaire public. Manuelle Duranceau-Lapointe aurait divulgué de l’information «privilégiée et sensible» d’une enquête policière en cours à un présumé proxénète.

La femme de 29 ans est soupçonnée d’être intervenue en mai 2018 lors de la saisie du téléphone du suspect, qui serait impliqué dans un réseau de prostitution actif dans la région de Montréal. L’individu au lourd passé judiciaire était alors visé par un avis de guet, signifiant qu’il devait être surveillé de près par des policiers en raison de ses présumées activités illégales.

Les agents de la GRC ignorent s’il y a un lien entre l’accusée et cet homme, ainsi que les raisons l’ayant poussée à agir. «Il y a toujours quelque chose à gagner pour ceux qui mettent à risque leur carrière de la sorte, indique la sergente et relationniste de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Camille Habel. Il peut s’agir de promesses, de privilèges monétaires ou bien de connexions émotives.»

En avisant le présumé proxénète, l’ex-douanière a brisé le code de confiance professionnel et a nui au déroulement de l’enquête, selon Mme Habel. L’information partagée n’a en aucun temps mis en danger la sécurité des voyageurs ou du personnel de l’aéroport.

Première offense
Celle qui n’avait jusque-là aucun antécédent criminel a été congédiée sur-le-champ après que l’Équipe intégrée de lutte au proxénétisme du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ait informé la GRC.

Après vérifications, aucun autre employé n’a été complice dans cette affaire.

Manuelle Duranceau-Lapointe comparaîtra au palais de justice de Montréal le 17 septembre. Elle pourrait être sujette à une peine d’emprisonnement maximal de cinq ans.