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Le problème du décrochage scolaire a encore une fois rebondi, il y a quelques jours, quand on a appris que, dans l’Iowa, on peut emprisonner les parents qui laissent leurs enfants abandonner leurs études. Si la mesure était appliquée ici, avec un taux de décrochage de 30 % chez les garçons du Québec, on pourrait se retrouver avec beaucoup de monde derrière les barreaux!

Pourquoi les garçons désertent-ils l’école avant même d’avoir complété leurs études secondaires? Parce qu’ils n’ont plus le goût. Parce qu’ils viennent de se trouver un job qui leur convient (pour le moment). Ou aussi, peut-être, parce qu’ils sont coincés financièrement.

De là l’intérêt d’un programme fédéral étonnamment peu connu : le Bon d’études canadien, qui s’adresse aux familles aux revenus modestes ou moyens.

Si le revenu imposable de votre ménage ne dépasse pas 40 970 $, il vous suffit d’ouvrir un régime d’épargne-études (REE) auprès d’une institution financière. Sans même y déposer un cent, vous pouvez faire une demande d’aide au fédéral, pourvu que l’enfant concerné soit né le 1er janvier 2004 ou après. Ottawa va placer 500 $ dans le compte et pourrait ajouter jusqu’à 1 500 $ supplémen­taires au fil des ans – toujours sans aucune obligation de votre part. Ou plutôt, celle-ci : en temps et lieu, ces fonds doivent absolument servir à payer des dépenses liées aux études post secondaires. Il faut que l’enfant poursuive ses études. Autrement, le fédéral est en droit d’exiger le remboursement intégral de l’allocation.

Quelque 900 000 enfants y auraient droit au pays. Mais à peine 150 000 en profitent. Un sur six. Allô?

Et attendez, ce n’est pas tout, comme dirait le type dans l’infomercial. Si vous versez vous-mêmes de l’argent dans un REE, le fédéral en ajoute jusqu’à concurrence de 40 % de votre mise. Tout dépend du revenu familial. Plus il est limité, plus l’aide est généreuse, et inversement. Dans ce cas-ci, le Québec ajoute sa contribution, et les fonds doivent également être utilisés dans le cadre d’études post-secondaires.

En passant, le REE n’est pas un abri fiscal : les sommes qu’on y verse ne sont pas déductibles d’impôt. Mais l’intérêt qu’elles génèrent peut s’accumuler sans que le fisc n’y touche. Comme pour un REER, les fonds sont imposables à la sortie. Étant donné que le titulaire – l’élève – n’a habituellement pas de gros revenus, il y a cependant de fortes chances qu’il n’ait rien à payer.

Intéressé? Il suffit de consulter le site www.smartsaver.org. Pour une fois qu’Ottawa veut bien faire un cadeau…

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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