La rage du raton laveur s’invite dans les élections
Les craintes entourant la rage se sont intensifiées jeudi. Alors que la plupart des partis politiques promettent des coupures dans les dépenses publiques dans le cadre des élections provinciales, de nouvelles informations laissent croire que les coupures déjà effectuées auraient compliqué la lutte à la rage du raton laveur.
Selon des informations dévoilées par Radio-Canada, les compressions budgétaires imposées par le gouvernement de la Coalition Avenir Québec l’an dernier ont ralenti les opérations de vaccination des ratons laveurs.
À l’époque, le gouvernement tentait de couper 2000 postes par année pour réduire les dépenses de l’État. Le temps supplémentaire a aussi été interdit, même aux agents de la Faune qui vaccinaient les ratons laveurs avec des appâts – interdiction qui a été levée après deux mois et demi.
La rage du raton laveur continue de se répandre dans le sud du Québec, surtout en Montérégie et en Estrie. Pour la première fois, des animaux domestiques ont été infectés. Si bien que de nouvelles opérations de vaccination ont été lancées cette année, y compris à Montréal.
Presque tous les partis promettent des coupes
Ces révélations surviennent alors que tous les principaux partis, sauf Québec solidaire, promettent des coupures importantes dans la fonction publique. La CAQ promet de couper 2900 postes de fonctionnaires, le Parti québécois environ 2000 (2,5% de la fonction publique). Le Parti libéral du Québec n’a pas encore dévoilé ses chiffres, mais son chef a affirmé qu’il compte aussi réduire la taille de l’État.
Quant au Parti conservateur du Québec, il prévoit retirer presque 20 000 postes.
Selon Ruba Ghazal, coporte-parole de Québec solidaire, la situation de la rage montre le danger potentiel de ce genre de mesure.
«Ça démontre ce que ça fait de couper dans les services publics. Qui avait entendu parler de la rage du raton laveur avant maintenant?»
Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ, a accusé la CAQ d’avoir flambé l’argent qu’il aurait pu mettre en santé publique dans des investissements catastrophiques, comme Northvolt.
La première ministre sortante, Christine Fréchette, assure que les coupures qu’elle prévoit affecteront surtout les tâches administratives. Les services à la population ne seraient pas touchés.
Le chef du PCQ, Éric Duhaime, accuse les syndicats de lancer une «campagne de peur» autour de la rage du raton laveur pour éviter les pertes d’emplois qu’il promet.