Tremblay satisfait de la campagne
Le maire de Montréal Gérald Tremblay croit que la métropole est au centre de la présente campagne électorale. En marge du discours de Pauline Marois devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, mardi, il a souligné que tous les partis prenaient des «engagements de plus en plus précis sur la métropole». «Pour moi, c’est une révélation, a lancé M. Tremblay. Si toutes les formations politiques regroupaient leurs engagements pour la métropole, on aurait la ville la plus prospère en Amérique du Nord.»
Le maire se réjouit, par exemple, de la proposition péquiste de prolonger le métro vers Anjou et de la bonification du plan de développement de Montréal par le Parti libéral.
La chef de l’opposition, Louise Harel, reconnaît également que chaque parti propose des mesures intéressantes, mais qu’il manque une vision d’ensemble. «L’idée du PQ de créer un ministère de la Métropole est bonne, mais ce n’est pas le remède que nous attendons pour que Montréal gagne plus d’autonomie», a affirmé Mme Harel en point de presse.
La chef de Vision Montréal réclame du prochain gouvernement la même mesure qui a donné à Toronto un statut particulier en matière d’autonomie. Présentement, pour rapatrier certains pouvoirs d’arrondissements, il faut l’appui de 50 % du conseil municipal pour instaurer des changements de deux ans. La ville centre a donc pu créer un guichet unique pour les activités d’embauche à Montréal, mais le débat devra être relancé dans deux ans.
Le maire Tremblay croit qu’il ne faut pas faire un débat de gouvernance. «Je ne veux pas retourner dans un débat de structure qui va paralyser Montréal, a-t-il précisé. Il faut que le débat tourne autour de la diversification des sources de revenus. Tout ce qu’on demande aux partis, c’est qu’ils puissent en donner un peu plus à Montréal et qu’ils diversifissent les sources de revenus afin que la Ville ne dépende pas uniquement de la taxe foncière.»
Quant à la mesure de la Coalition avenir Québec voulant la réduction du nombre d’élus à Montréal, Gérald Tremblay s’y oppose. «Si Québec veut faire des changements à ce propos, il doit le faire sur l’ensemble du Québec, a-t-il lâché. S’il y a trop d’élus à Montréal, il y en a trop ailleurs aussi. De son côté, Vision Montréal a salué la CAQ en affirmant qu’elle avait eu «le mérite de briser la loi du silence».
À Québec solidaire
Québec solidaire indique ne pas avoir de position définitive sur le nombre d’élus montréalais. «Nous axons nos politiques sur la démocratie locale, sur le pouvoir proche des gens, a indiqué la co-porte-parole du parti à Métro, Françoise David. Nous sommes à l’étape de réflexion à ce sujet.» Le parti a proposé mardi ses priorités pour la métropole et mise sur le développement des transports collectifs et le freinage de l’étalement urbain.