Montréal

Une coupe d’arbres coûteuse

Photo: Collaboration spéciale

Le conseiller municipal de Sault-au-Récollet, Étienne Brunet, déplore que les citoyens de son arrondissement doivent payer pour remplacer les 349 arbres coupés par Hydro-Québec.

«Couper des arbres qui sont dans la très grande majorité matures et d’essence noble, c’est en soi une vraie catastrophe. Mais constater que ce sont les contribuables d’Ahuntsic-Cartierville qui devront payer pour les déraciner et les remplacer, c’est scandaleux», affirme M. Brunet.

La société d’État explique que ces travaux servent à assurer la sécurité du système sur ses lignes de transport d’électricité à haute tension.

Tous les deux ans, Hydro-Québec procédait à l’élagage de ces arbres. En les coupant, elle élimine tout risque. «Une panne sur une de ces lignes affectera des milliers de clients», explique Jean-Philippe Rousseau, d’Hydro-Québec.

La Politique de l’arbre adoptée par la Ville de Montréal et dont l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville est signataire stipule toutefois que tout arbre coupé doit être remplacé. Puisqu’il s’agit de terrains sur lesquels Hydro-Québec détient une servitude (un droit payé pour un accès en tout temps), la société estime qu’il n’est pas de sa responsabilité de payer pour replanter les arbres.

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Un lourd fardeau pour l’arrondissement, estime M. Brunet. «Remplacer un arbre, c’est investir au minimum 1 100 $. Les coûts, pour la présente opération, avoisinent les 400 000 $. C’est énorme», explique-t-il, basant ses calculs sur des chiffres de la voirie.

«Nous comprenons qu’Hydro-Québec participe à la prospérité du Québec en versant plus d’argent dans les caisses de l’État, mais cela ne doit pas se faire aux dépens des résidants montréalais», s’est indigné M. Brunet.

Le maire de l’arrondissement Ahunstsic-Cartierville, Pierre Gagnier, estime pour sa part qu’Hydro-Québec a fait ce travail en collaboration avec son administration. Selon lui, «l’opinion» de M. Brunet ne témoigne pas de la réalité, puisque l’arrondissement plante chaque année plus d’arbres que le nombre coupé par la société d’État.

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