Montréal

1,3M$ pour abattre 6300 frênes au parc du Bois-de-Saraguay

1,3M$ pour abattre 6300 frênes au parc du Bois-de-Saraguay
Photo by: Archives Métro

Montréal prévoit d’abattre près de 6300 frênes dans le parc-nature du Bois-de-Saraguay de janvier à mars 2019, pour freiner l’infestation d’agrile du frêne. Les travaux coûteront environ 1,3M$, a estimé la Ville jeudi.

C’est l’entreprise Serviforet qui a obtenu le contrat octroyé par la Ville pour la coupe des arbres qui se trouvent dans un secteur accessible du parc. Quelque 150 arbres «jugés dangereux pour les visiteurs» d’après la Ville seront abattus par le fait même, lit-on dans un communiqué.

«Les travaux d’abattage se feront dans un esprit de conservation du patrimoine et du développement durable», a assuré le responsable des grands parcs et des espaces verts au comité exécutif, Luc Ferrandez, dans une déclaration écrite.

Des efforts seront assurés, selon lui, «pour préserver le riche écosystème du parc». Les travaux seront «planifiés et exécutés en tenant compte des périodes de nidification des diverses espèces d’oiseaux qui l’habitent», a-t-il envisagé.

[bignumber number= »2002″]Identifié pour la première fois en Amérique du Nord en 2002, selon Ottawa, l’agrile du frêne est un coléoptère provenant initialement de l’Asie. «Depuis son arrivée, il a détruit des millions de frênes et continue de se propager dans de nouvelles régions, causant des dommages économiques et écologiques considérables», écrit le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles sur son site web.
[/bignumber]

À Montréal, l’insecte ravage les frênes depuis 2011 déjà. D’abord repéré dans certains arrondissements, le phénomène est maintenant étendu à toute la ville, estime l’administration Plante.

L’an dernier, près de 5800 frênes avaient été abattus dans la métropole, surtout aux abords du mont Royal. Des traitements réguliers sont aussi effectués sur plusieurs dizaines de milliers de ces arbres annuellement. Les propriétaires aux prises avec l’agrile du frêne peuvent aussi être compensés par la Ville depuis peu.

Le boisé situé dans Ahuntsic-Cartierville a été déclaré parc-nature, ouvert au grand-public, en 2016. Depuis, le ministère de la Culture et des Communications du Québec l’a aussi désigné comme un «site patrimonial». L’endroit, qui fait quelque 93 hectares en superficie, est entouré par la rivière des Prairies, le boulevard Gouin Ouest, l’avenue Joseph-Saucier et l’avenue Jean-Bourdon.

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *