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«Nettoyage ethnique»: Valérie Plante réclame des excuses du maire d’Hampstead

La mairesse Valérie Plante Photo: Josie Desmarais/Métro

Après que plusieurs élus et citoyens lui aient reproché d’éviter le sujet, la mairesse de Montréal est sortie de son silence jeudi et a exigé des excuses du maire d’Hampstead, William Steinberg. Celui-ci a affirmé la semaine dernière que le projet de loi sur la laïcité de l’État était une forme de «nettoyage ethnique».

«Vendredi dernier, le maire Steinberg a prononcé des propos absolument inacceptables, des propos qui ont suscité l’indignation partout au Québec, avec raison. Les propos du maire Steinberg n’ont pas leur place dans le débat public», a déploré la chef de Projet Montréal, dans une déclaration écrite envoyée aux médias tôt en matinée.

Mme Plante affirme que «par ses propos et son refus de s’excuser», le maire de Hampstead «est en train de détourner le débat du projet de loi  […] pour devenir lui-même l’objet du débat».

«Cette attitude est irresponsable et doit être dénoncée», ajoute la mairesse, qui demande à l’élu municipal de s’excuser formellement et de se retirer du débat public «immédiatement».

«Depuis le dépôt du projet de loi 21, j’ai souligné l’importance de maintenir un débat sain. J’ai également réitéré l’importance pour les élus de demeurer au dessus de la mêlée.» -Valérie Plante, mairesse de Montréal

Valérie Plante dit aussi recommander «fortement» à William Steinberg de «revoir sa décision de convoquer une assemblée spéciale du conseil de ville de Hampstead si le but n’est pas d’offrir des excuses». Hier, la Ville d’Hampstead a lancé un appel au ralliement et a annoncé qu’elle tiendra une séance publique pour se positionner contre le projet de loi 21 de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Mercredi, alors que la mairesse était toujours en mission en Argentine, le responsable des services aux citoyens au comité exécutif Jean-François Parenteau s’était fait plus prudent dans ce dossier, affirmant que des excuses du maire Steinberg «seraient appréciées à ce moment-ci», sans toutefois en demander de manière formelle.

«On va lui laisser la liberté de s’excuser, mais moi je souhaiterais qu’il le fasse  […] M. Steinberg a toute la légitimité et le sens moral de s’excuser s’il doit s’excuser. Je pense qu’il sent la pression de ses collègues de différents paliers gouvernementaux», avait déclaré M. Parenteau.

Mardi, le chef de l’opposition Lionel Perez s’est lui aussi dit scandalisé par des «propos totalement inacceptables et odieux dans une société démocratique comme la nôtre». «Quand on parle de nettoyage ethnique, on évoque des meurtres, des tueries, et ça n’a pas sa place ici. Moi, je suis contre [le projet de loi 21], mais jamais je ne vais utiliser des propos aussi incendiaires», avait-il dit, réclamant lui aussi des excuses.

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