Montréal

Les patrouilles des matières organiques reprennent du service à Saint-Laurent

Les patrouilles des matières organiques reprennent du service à Saint-Laurent
Photo: Gracieuseté – Arrondissement Saint-Laurent

Après quelques années d’absence, les patrouilles des matières organiques de VertCité sont de retour, avec comme objectif d’élever le taux de récupération par les résidents de Saint-Laurent.

Débutées fin avril, elles se poursuivront jusqu’à la fin du mois de novembre.

Le portrait 2016 de l’agglomération de Montréal démontrait que 26% des matières organiques produites dans l’arrondissement étaient récupérées, soit 6% de plus que la moyenne.

L’objectif ciblé par la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles est de 60 % pour 2020.

«Est-ce que c’est possible de plus que doubler le taux de participation en un an? C’est ambitieux», indique le coordonnateur de projets à VertCité, Philippe Marchand.

Depuis la semaine dernière, l’attention de Riad Hadji et Joana Maria est concentrée sur les bâtiments de moins de huit logements. Les plus gros immeubles disposent à l’occasion de systèmes de déchets communs et sont ciblés par d’autres projets pilotes.

S’il reste de l’éducation à faire du côté du tri des déchets notamment, le duo s’entend pour dire que «généralement ça se passe bien. Les gens sont plutôt réceptifs et ouverts à participer.»

Le partenariat avec la mairie de Saint-Laurent a été approuvé par le conseil municipal de mars.

Le chemin des matières organiques

Après le ramassage, les matières organiques sont déposées à la plateforme de transbordement Raylobec, à Vaudreuil-Dorion, pour être déversées dans des camions à plus grande capacité.

«Les camions collecteurs peuvent donc poursuivre la collecte sur le terrain», indique la chargée de communication à l’arrondissement Saint-Laurent Macarena Lobos.

Ce qui a été recueilli est transféré à Mironor, un centre de compostage situé dans les Laurentides, qui traite les matières résiduelles organiques issues des milieux résidentiel, commercial, municipal et industriel. Le tout est finalement redistribué à des agriculteurs pour nourrir leurs terres.