Montréal
15:41 6 décembre 2019 | mise à jour le: 8 décembre 2019 à 11:56 temps de lecture: 2 minutes

Un homme faisant «l’apologie» de Marc Lépine arrêté par le SPVM

Un homme faisant «l’apologie» de Marc Lépine arrêté par le SPVM
Photo: Josie Desmarais/MétroPlusieurs personnes se sont recueillies hier devant cette plaque dédiée aux victimes de Polytechnique.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a arrêté jeudi soir un homme à l’origine de plusieurs articles faisant «l’apologie» du tireur de Polytechnique, Marc Lépine. Accusé d’avoir «formenté la haine envers les femmes», il a comparu aujourd’hui au palais de justice de Montréal.

Jean-Claude Rochefort, 70 ans, avait déjà été arrêté par les autorités policières en 2009 dans un dossier similaire. Là encore, il avait été accusé d’avoir proféré des menaces envers les femmes.

Les démarches de l’équipe «Cyberenquête» du corps policier ont permis d’identifier le suspect. Il est considéré «comme étant l’auteur d’un texte inquiétant» en ligne dont le contenu avait été écrit sous le couvert de l’anonymat.

L’homme est qualifié de «blogueur antiféministe aux propos menaçants» par le SPVM. Il demeurera détenu jusqu’à la tenue de son enquête sur remise en liberté provisoire. Celle-ci doit avoir lieu lundi, d’après les informations du corps policier.

Une perquisition du SPVM

Une perquisition a été menée jeudi au domicile de Jean-Claude Rochefort. Sur place, le SPVM a entre autres saisi du matériel informatique.

La nouvelle tombe alors qu’une commémoration pour la tragédie de Polytechnique, qui a coûté la vie à 14 femmes le 6 décembre 1989, doit avoir lieu un peu avant 17h sur le mont Royal. Le suspect avait l’intention, d’après plusieurs médias, d’organiser un rassemblement en marge de l’activité à laquelle plusieurs politiciens et personnalités publiques participeront.


Selon le quotidien La Presse, les propos de Jean-Claude Rochefort étaient repris sur un forum «incel» qui faisait régulièrement l’apologie des tueurs de masse ciblant des femmes.

S’affichant sous le pseudonyme Rick Flashman, il aurait publié plusieurs «photomontages violents, montrant des scènes de tueries imaginaires visant les femmes et plusieurs images misogynes, ainsi que du tueur de Polytechnique armé de pistolets et de fusils d’assaut», affirme le média, qui a d’abord rapporté la nouvelle.

Dans les dernières 24 heures, la situation aurait mobilisé d’importances ressources au service de police montréalais. Un mandat d’urgence a notamment dû être demandé à Google pour obtenir les coordonnées de l’adresse IP dont se servait Jean-Claude Rochefort.

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