Montréal
05:00 5 mars 2020 | mise à jour le: 5 mars 2020 à 03:27 temps de lecture: 3 minutes

Exploitation sexuelle: Paul St-Pierre-Plamondon veut augmenter la présence policière au Grand Prix

Exploitation sexuelle: Paul St-Pierre-Plamondon veut augmenter la présence policière au Grand Prix
Photo: Dan Istitene/Getty Images

Les cas d’exploitation sexuelle au Grand Prix de F1 de Montréal ont trop duré, maintient le candidat à la chefferie du Parti québécois Paul St-Pierre-Plamondon. Un gouvernement élu sous son leadership renforcerait la présence policière en marge de l’événement en plus de d’envisager l’arrêt des subventions versées à l’événement.

«Le Grand Prix est un événement très symbolique de notre tolérance vis-à-vis l’exploitation sexuelle», affirme l’avocat de formation.

Plusieurs organismes ont tiré la sonnette d’alarme ces dernières années, accusant le Grand Prix de perpétuer le tourisme sexuel.

«Ça fait plusieurs années qu’on sait ça, mais sans résultats. Je veux m’attaquer directement et avec vigueur au trafic humain», souligne M. St-Pierre-Plamondon. C’est la Sûreté du Québec qui assure la lutte aux réseaux d’exploitation sexuelle avec ses Escouades régionales mixtes (ERM).

«PSPP» souhaite «doubler les effectifs et les ressources» d’intervention policière pour la fin de semaine du Grand Prix.

«Ils sont seulement 10 policiers affectés à cette tâche à Montréal. Mais on est devant des réseaux de trafic humain mondiaux», constate celui qui avait terminé au quatrième rang de la course au leadership péquiste en 2016.

Au Canada, le nombre d’affaires d’exploitation sexuelle est passé de 41 en 2009 à 340 en 2016, un phénomène particulièrement observable durant le Grand Prix, souligne le candidat.

«Retirer les subventions»

S’il est élu comme chef du PQ et premier ministre, le candidat donnerait également un ultimatum au rendez-vous estival montréalais. À défaut de «résultats concrets», un gouvernement élu sous la gouverne de M. St-Pierre Plamondon serait «prêt à aller jusqu’à retirer les subventions» au Grand Prix.

Les hôtels, «plaques tournantes de l’exploitation sexuelle» selon le candidat péquiste, pourraient aussi payer le prix si elle se mêlent à des activités de trafic.

«À un premier avertissement de la police, l’hôtel se verrait imposer une pénalité extrêmement salée. Au deuxième, on fermerait l’établissement», promet-il.

M. St-Pierre-Plamondon se dit «prêt à assumer les conséquences économiques» de ces mesures.

«Il y a 20 millions de dollars de l’État qui redeviendraient disponibles. On n’aurait pas de misère à trouver un autre événement rassembleur qui ne correspond pas à la pratique de trafic humain.» – Paul St-Pierre-Plamondon

Course à la chefferie

Paul St-Pierre-Plamondon est l’un des quatre candidats à la chefferie du PQ. La course s’est officiellement lancée lundi.

Dans la semaine menant à la Journée internationale des droits des femmes, le candidat souhaite présenter une mesure par jour pour combattre les violences faites aux femmes.

Mardi, PSPP a présenté son plan pour freiner les cas de féminicides. Il souhaite notamment la création d’un OBNL centralisateur pour mieux répondre aux violences conjugales et familiales.

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