Montréal

Lachine: poursuite contre Projet Montréal par Julie-Pascale Provost

La mairesse de Lachine, Maja Vodanovic, lors d'un point de presse sur la rue Notre-Dame.
La mairesse de Lachine, Maja Vodanovic. Photo: Alexandre Sauro/Métro

La conseillère d’arrondissement de Lachine Julie-Pascale Provost poursuit en diffamation la mairesse sortante Maja Vodanovic et Projet Montréal pour une somme de 80 000$ en Cour du Québec.

Julie-Pascale Provost a été élue sous la bannière de Projet Montréal, mais a été exclue du parti sur fond de désaccord sur la marina de Lachine. Elle s’est ensuite présenté comme candidate à la mairie d’arrondissement pour Ensemble Montréal, mais elle a retiré sa candidature en septembre.

Dans la poursuite déposée le 28 octobre, Mme Provost réclame 80 000$ à Projet Montréal, Mme Vodanovic, l’élu du Sud-Ouest Craig Sauvé et la directrice générale du parti Raphaëlle Rinfret-Pilon. Mme Provost leur réclame des «dommages moraux, réparations de diffamation et dommages punitifs pour avoir menti en toute connaissance de cause dans différents dossiers» qui lui auraient causé préjudice.

Les faits allégués

Dans sa demande introductive d’instance, Mme Provost soutient que des problèmes de relations de travail auraient débuté dès le lendemain des élections du 5 novembre 2017. La conseillère avance que ces problèmes s’étendaient également avec tous les autres conseillers de l’arrondissement.

«La mairesse opérait sans consultations, de façon unilatérale, sans même informer les conseillers», peut-on lire dans la demande introductive d’instance présentée à la Cour.

De plus, Mme Provost accuse la mairesse d’annuler des rencontres sans préavis, de ne pas respecter la planification des séances de travail et de partir en vacances outre-mer pendant plusieurs semaines sans informer le conseil.

Mme Provost présente plusieurs évènements où Mme Vodanovic et Projet Montréal auraient perpétré de la diffamation entre 2017 et 2021. Il est notamment mention d’une campagne de «salissage» ayant pris la forme d’une pétition qui aurait circulé dans le quartier Saint-Pierre en novembre et décembre 2019. Le contenu de cette pétition «écrite d’une calligraphie difficile à lire sur un bout de papier assez sale et déchiré» visait à «nuire à la réputation et carrière de la Demanderesse». Mme Provost accuse Mme Vodanovic d’avoir commandé cette campagne.

La conseillère avait été avisée, le 23 octobre 2020, par un message texte de la directrice générale de Projet Montréal, Raphaëlle Rinfret-Pilon, qu’elle était expulsée du parti. Mme Provost soutient que son expulsion s’est faite sans préavis ou avertissement de la part de Projet Montréal.

Le même jour, la conseillère a reçu une lettre du parti officialisant son expulsion du caucus signée par Mme Rinfret-Pilon et le conseiller de ville, Craig Sauvé. Cette lettre contiendrait des allégations fausses et diffamatoires, selon l’argumentaire de Mme Provost.

Pour l’instant, les parties défenderesses préfèrent ne pas se positionner sur la procédure intentée par la conseillère. «Étant donné la nature judiciaire du dossier, Projet Montréal ne commentera pas les allégations de Mme Provost», a déclaré le parti par courriel.

En plus du 80 000$, Julie-Pascale Provost demande à la Cour d’ordonner à Projet Montréal de rétracter par écrit les fausses allégations de cette lettre à son égard.

Plus de détails à venir.

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