Montréal

La parole à Éric Pineault, président des Célébrations de la Fierté à Montréal

Le défilé de la fierté gaie débutera ce dimanche à 13 h à l’angle de l’avenue de Lorimier et du boulevard René-Lévesque Est. Métro a discuté avec Éric Pineault, le président des Célébrations de la Fierté à Montréal.

Demain, s’ouvriront les Célébrations de la Fierté à Montréal. Quelles seront les nouveautés de cette année?
Nous avons une chanson-thème, qui s’intitule Humanité. Elle parle de la diversité à Montréal. Il y a aussi Michel Dorion qui personnifiera Céline Dion lors d’un spectacle samedi soir à la place Émilie-Gamelin. Toujours samedi, sur la rue Sainte-Catherine, entre les rues de Champlain et Alexandre-de-Sève, nous organisons l’avenue du Mieux-être et de la Santé. Et évidemment, il y a le traditionnel défilé. Cette année, le thème sera Place au cirque!

Parlant du défilé, des membres de la communauté ont déjà dit qu’ils ne s’identifiaient pas à ses extravagances.  Y a-t-il un effort cette année pour mieux représenter la communauté?
Dans le défilé, il y a plus de 50 contingents. Il y a des personnages plus colorés, qui sont souvent plus rapportés dans les médias. Mais il y a aussi des contingents moins extravagants, comme le groupe de mères lesbiennes ou le groupe LGBTA libanais. En fait, il y en a pour tout les goûts.

Avez-vous fait la paix avec l’organisation de Divers/Cité, qui a choisi l’an passé de ne plus organiser de défilé?
Les deux groupes ne sont pas en guerre. La preuve: Divers/Cité a distribué nos dépliants pendant ses événements. À l’automne, on doit se rencontrer, avec la Ville de Montréal, pour voir comment on pourrait mieux collaborer.

Est-t-il toujours pertinent aujourd’hui d’organiser des événements pour célébrer la fierté gaie?
Oui. Il est toujours pertinent d’organiser des événements du genre tant que les droits des homosexuels seront bafoués et que des personnes se feront tuer en raison de leur orientation sexuelle. Nous avons atteint l’égalité juridique avec le mariage gai, mais pas l’acceptation sociale. Tant que l’on entendra des expressions comme «tapette» ou «brouteuse», il faudra continuer.

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