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Une trame verte favoriserait la biodiversité

Montréal pourrait créer une trame verte permettant aux résidants d’accéder à plusieurs centaines d’hectares de forêts et de milieux aquatiques où vivent 250 espè­ces d’oiseaux, une centaine d’espèces de poissons, ainsi que des salamandres, des grenouilles, des tortues, des couleuvres, des visons, des renards, des castors et même, à l’occasion, des chevreuils.

À l’image de ce qui s’est fait à New York ou à Vancouver, c’est un projet qui est à portée de main si nos politiciens réagissent rapidement selon Patrick Asch, fondateur d’Héritage Laurentien, un groupe voué à la conservation des milieux naturels en ville. Cela nécessiterait toutefois que la Ville fasse plusieurs acquisitions.

Trois nouvelles zones vertes
Le golf de Meadowbrook (57 ha), une zone enclavée entre des voies de chemin de fer du Canadien Pacifique et des secteurs résidentiels de Côte-Saint-Luc, Montréal-Ouest et Lachine, pourrait être racheté au promoteur immobilier qui veut y construire un quartier.

Près de là, la falaise Saint-Jacques (20 ha), qui s’étire sur 4 km le long de la cour Turcot, mériterait d’être complètement acquise, dépolluée et désenclavée. Là-dessus, M. Asch a sa petite idée. «On pourrait aménager un parc au bas de la falaise comportant une voie cyclable et piétonnière, des étangs et divers autres aménagements écologiques de même qu’un grand talus naturalisé qui isolerait les usagers du bruit de l’autoroute 20», décrit-il.

De part et d’autre du pont Champlain, une portion des 22 hectares de friches recouvrant d’anciens dépotoirs pourrait aussi être intégrée afin de former, après le re-maniement de l’autoroute Bonaventure, un parc donnant aux résidants de Pointe-Saint-Charles un accès au fleuve Saint-Laurent.

Des corridors verts
Il s’agirait alors de relier ces trois zones vertes aux parcs déjà existants dans le sud-ouest (parc Angrignon, parc des Rapides, parc René-Lévesque, canal de Lachine et canal de l’aqueduc de Montréal) par des corridors verts comprenant tant des voies cyclables qu’une végétation attrayante pour la faune. On obtiendrait ainsi une trame verte de 400 hec­tares qui pourrait aussi rejoindre l’île Sainte-Hélène.

Pour tenter de sensibiliser les élus et la communauté à ce projet, le mouvement Droit de passage vert, une coalition regroupant une dizaine d’organismes, a d’ailleurs été créé.

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