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Des chiffres gênants pour les pétrolières

Les grandes pétrolières réalisent des profits records depuis plusieurs années parce qu’elles évoluent dans un marché sans concurrence, révèle une analyse dévoilée aujourd’hui par la Chaire d’études socio-économiques de l’UQAM, dont Métro a obtenu copie.

L’examen des bilans financiers de 1999 à 2007 des six plus grandes pétrolières mondiales démontre leur mainmise sur les prix de l’or noir. Au cours des six dernières années, leurs profits nets ont augmenté de 314 %, pour atteindre la somme globale de 145 G$US.

Selon l’étude réalisée par Léo-Paul Lauzon, Martine Lauzon et Marc Hasbani, une réduction planifiée de l’offre jumelée à une augmentation de la demande des produits pétroliers fait exploser le prix de l’essence.

Un vent de nationalisation

L’étude explique aussi que plusieurs pays riches en pétrole ont opté pour une politique interventionniste ces dernières décennies. Ils souhaitaient profiter des importantes retombées économiques de l’or noir. Par exemple, la Norvège a réussi à financer un fonds de pension public, à hauteur de 250 milliards d’euros, avec la quasi-totalité des revenus pétroliers de l’État.

Le Canada est le seul pays producteur et exportateur au monde qui a privatisé et cédé majoritairement à des intérêts étrangers son pétrole et son gaz naturel. «Le contrôle étranger de toute économie est dommageable, davantage qu’une dette publique», peut-on lire dans l’étude. Comme cela a été fait ailleurs, «il n’y a qu’une solution possible : la nationalisation», conclut le document.

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