Projet Montréal recrute le juge John Gomery
Le juge à la retraite John Gomery s’occupera de la campagne de financement du parti Projet Montréal en vue des élections municipales du 1er novembre.
Connu pour avoir dirigé la Commission d’enquête sur le scandale des commandites, M. Gomery justifie son implication par l’état physique et moral de la métropole. «Une odeur très désagréable entoure l’administration actuelle de la Ville», a déclaré aujourd’hui M. Gomery en faisant référence aux enquêtes de police qui ternissent actuellement l’administration Tremblay.
Pour Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, le cÅ“ur du problème vient du mode de financement des partis politiques. En recevant des dons de la part des promoteurs immobiliers, des cabinets d’avocats, de firmes d’ingénieurs et d’autres entreprises privées, qu’il faut ensuite rembourser sous forme de contrats publics, les partis politiques perdent leur indépendance, d’après lui.
Cinq règles d’éthique
Pour renverser la tendance, le parti s’engage à suivre cinq préceptes. Il communiquera sur son site internet le nom des donateurs de plus de 100$ et fera un suivi auprès de tout donateur de plus de 250 $ pour vérifier que le don est désintéressé. Actuellement de nombreuses entreprises effectuent leurs dons par l’intermédiaire de leurs employés, contournant ainsi l’esprit de la loi.
Enfin, Projet Montréal s’engage à limiter les dons anonymes qui peuvent représenter jusqu’à 20 % des revenus, n’organisera pas d’activité de financement dont le coût du billet est supérieur à 100 $ et s’engage à ne pas récolter plus de 500 000 $.
Des réactions:
- «Notre parti a toujours respecté les dispositions de la loi.» Le maire Gérald Tremblay qui pense que les commentaires du juge Gomery sont teintés par sa partisanerie. Union Montréal ne sollicitera plus les dons anonymes.
- «Vision Montréal donnera sur son site Internet le nom des donateurs et le montant de leurs dons. Nous réclamons aussi le retrait des dons anonymes.» La candidate à la mairie, Louise Harel.