Projet Montréal demande un moratoire pour le projet Cité-Nature
Projet Montréal a sévèrement critiqué l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie et son maire, André Lavallée, hier, une semaine après que le promoteur responsable du projet Cité-Nature eut obtenu le permis qui lui permettra d’amorcer la construction de ses 1 400 condos derrière l’ancien Village olympique.
Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal, a mis en doute la pertinence de remettre le permis de construction au promoteur El-Ad, également propriétaire des pyramides du Village olympique, à moins de deux mois du scrutin municipal. Il a ainsi demandé un moratoire afin d’empêcher tous travaux de débuter avant les élections.
Selon le chef de Projet Montréal, les protestations des résidants du Village olympique auraient dû inciter l’arrondissement et son maire à négocier avec le promoteur dans le but d’échanger le terrain contre d’autres terrains moins sensibles qui auraient grand besoin d’être revitalisés.
«Nous ne sommes pas contre le développement résidentiel dense, au contraire, a précisé Richard Bergeron. Mais il y a amplement de terrains à développer dans le secteur, particulièrement au sud de la rue Sherbrooke, autour du boulevard L’Assomption et de la station de métro, avant de toucher à un site que nous considérons patrimonial.»
Ultimement, Projet Montréal souhaiterait obtenir une servitude de non construction à perpétuité qui protégerait le terrain situé derrière les pyramides du Village olympique.
Un projet légal
André Lavallée, le maire de Rosemont-La Petite-Patrie, s’est vivement défendu face aux attaques de Richard Bergeron.
«M. Bergeron le dit lui-même: le projet est tout à fait légal, a-t-il affirmé. Les résidants du Village olympique ont même fait des gains importants grâce aux modifications qui y ont été apportées avec le temps.»