Montréal

Fermeture de la raffinerie Shell: L'opposition veut de l'action

Depuis l’annonce, jeudi, de la fermeture prochaine de la raffinerie Shell de Montréal-Est, plusieurs voix se sont élevées afin de réclamer des actions des gouvernements municipal et provincial. À Montréal, la chef de l’opposition officielle, Louise Harel, a demandé au maire Gérald Tremblay de former un comité de survie de la pétrochimie dans l’Est de Montréal afin d’éviter que la fermeture de l’installation Shell n’entraîne le déclin de la métropole. «Il faut réagir immédiatement et avec vigueur à cette annonce en rassemblant tous les élus de l’Est et les intervenants socio-économiques et communautaires afin de faire les représentations nécessaires auprès des décideurs», a expliqué par voie de communiqué Mme Harel.

Le maire de Montréal a eu tôt fait de rappeler à Mme Harel qu’une table de concertation était déjà en place pour assurer de tels échanges. «La table de concertation, qui regroupe notamment le ministère du Développement économique et de l’Énergie ainsi que différents acteurs de l’industrie, sera convoquée au cours des prochains jours, a indiqué Richard Deschamps, responsable du développement économique à la Ville de Montréal. La Ville participera à ces discussions afin de voir à faire les bons gestes.» La Ville entend également entreprendre une réflexion sur les avenues pouvant mener à une diversification de l’économie de l’Est de Montréal.

Jean Charest sous pression

Le premier ministre Jean Charest a dû faire face à un feu nourri de critiques à la suite de l’annonce de Shell. La première salve est venue du Parti québécois (PQ), qui a rappelé à M. Charest que la fermeture de la raffinerie aurait des conséquences pour tous les Québécois. «Inévitablement, il y aura un impact à la hausse sur le prix de l’essence à la pompe, a rappelé Sylvain Gau­dreault, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie. Avec cette fermeture, le Québec accroît sa dépendance au pétrole. Ce sont les consommateurs qui paieront la note de cette perte de capacité de raffinage.»

Le PQ a réclamé des investissements dans les énergies renouvelables. Le gouvernement a répliqué que la priorité, pour l’instant, était de voir au reclassement des travailleurs de Shell. De leur côté, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et le Syndicat cana­dien des communications, de l’éner­gie et du papier (SCEP) ont demandé au gou­ver­­nement de faire tout en son pouvoir pour éviter la fermeture de la raffinerie Shell.

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