Qui veut réellement composter à Montréal?
Depuis près de deux ans, 13 700 ménages des les villes de Côte-Saint-Luc, de Pointe-Claire, de Westmount et de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal mettent une fois par semaine leur bac brun sur le trottoir. Les déchets sont compostés et peuvent, lorsque le processus est bien fait, servir ensuite d’engrais, évitant ainsi un enfouissement dommageable pour l’environnement.
Pour emboîter le pas à la politique québécoise (qui vise à terme à traiter 60 % des déchets organiques), la métropole veut étendre d’ici 2011 son projet pilote à 36 300 ménages supplémentaires. Dix arrondissements et villes défusionnées remplissent les critères pour y participer.
Or, quatre d’entre eux ont repoussé l’idée pour l’instant, notamment parce que les subventions de la Ville centre ne seraient pas assez généreuses. Il s’agit des arrondissements d’Ahuntsic-Cartierville, du Sud-Ouest, de Ville-Marie et de Ville Mont-Royal. Face à ce relatif manque d’enthousiasme, un deuxième tour de table a été réalisé en avril pour la vingtaine d’arrondissements et de villes liées restante qui ne s’étaient pourtant pas qualifiés.
Seules les villes de Dorval et de Pointe-Claire ont répondu présente. «Ce n’est pas un manque de volonté», indique Valérie De Gagné porte-parole de la Ville en matière d’environnement. Elle précise notamment que plusieurs arrondissements sont impliqués dans le déploiement de bacs roulant pour la collecte du recyclage. Les déchets de table actuellement récupérés sont envoyés et compostés à 60 kilomètres de
Montréal.
L’extension de la collecte
- Côte-des-Neiges-NDG : 4 500 foyers
- Dorval : 4 500 foyers
- Verdun : 3 000 foyers
- Pointe-Claire : 3 000 foyers de plus
- Rosemont-Petite-Patrie : 2 500 foyers
- Plateau Mont-Royal : 1 500 foyers de plus
- Total : 19 000