Laurent Blanchard s’inquiète des pannes de métro
Le maire de Montréal, Laurent Blanchard, s’est dit préoccupé par la panne d’électricité qui a affecté l’ensemble du réseau du métro, mercredi.
«C’est préoccupant et même inquiétant pour la vie économique de Montréal», a-t-il affirmé jeudi.
Mercredi, le service du métro a été interrompu pendant près d’une heure en raison d’une panne d’électricité. Hydro-Québec a expliqué qu’en raison de la chaleur qui émanent des feux de forêt dans le Nord du Québec, des fluctuations de tension ont été constatées sur quatre lignes de transport. Des mécanismes de protection ont alors été déclenchés, ce qui a provoqué des pannes d’électricité.
«Cela a affecté principalement les clients industriels, qui ont aussi des mécanismes de protection», a fait savoir le porte-parole d’Hydro-Québec, Patrice Lavoie. Près de 1900 clients d’Hydro-Québec ont été touchés.
«Le maire de Montréal et Hydro-Québec ne contrôle pas les changements climatiques, a déclaré M. Blanchard. Ce qu’on peut faire au plan administratif, c’est de s’assurer que toutes les mesures sont prises pour que le délestage ne se fasse pas systématiquement à la défaveur de Montréal.»
Le président d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, a répliqué jeudi, lors d’un point de presse avec la première ministre, Pauline Marois, qu’il n’y eu «aucun délestage» mercredi. «Ce sont les mécanismes de protection de certains clients, dont le métro de Montréal, qui ont opéré», a-t-il dit.
Le maire de Montréal a malgré tout demandé au responsable des Transports, Réal Ménard, et au président de la Société de transport de Montréal (STM), Michel Labrecque, de faire le suivi sur les pannes électriques qui ont touché le centre-ville de la métropole mercredi. Il entend aussi en parler avec Mme Marois, qu’il rencontrera vendredi.
La STM demeure de son côté en contact avec Hydro-Québec «pour voir venir les coups», a indiqué la porte-parole de la société de transport, Amélie Régis. «On est le plus vigilant possible, a-t-elle dit. Mais ce genre de panne survient de façon précipitée.»
Entre-temps, Hydro-Québec demeurera aux aguets. «On travaille en collaboration étroite avec la SOPFEU pour évaluer l’orientation des vents et l’intensité des feux, a dit M. Lavoie. Au besoin, on a des stratégies pour minimiser l’impact. Par exemple, on pourrait rediriger l’énergie sur d’autres lignes de transport si des mécanismes de protection sont déclenchés sur une ligne.»
«C’est hors de notre contrôle, a ajouté le porte-parole d’Hydro-Québec. On ne peut pas contrôler les éléments de la nature.»