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Projet Montréal dénonce des «extravagances» du maire Tremblay

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a poursuivi son offensive contre les dépenses dites «extravagantes» de l’administration Tremblay, mardi. Après s’être penché sur la rémunération des cadres supérieurs à la Ville et à la Société du Havre, le chef de la deuxième opposition a dénoncé les 3 M$ dépensés en 2010 par le cabinet du maire en soutien aux élus.

D’après les informations obtenues par Projet Montréal grâce à la Loi sur l’accès à l’information, 36 personnes travaillent au soutien aux élus du parti du maire, Union Montréal. Ces personnes, dont les salaires totalisent 3,3 M$, auraient un rôle politique, selon Richard Bergeron. Pourtant, leurs salaires seraient «dissimulés» dans le budget de la Direction du greffe plutôt que d’être inclus dans le budget consacré au cabinet du maire. «Il s’agit de dépenses injustifiées et extravagantes, a affirmé M. Bergeron. En ajoutant les sept membres du cabinet du maire et les employés des arrondissements, Union Montréal compte près d’une centaine d’employés politiques, soit environ deux par élu. Ça nous paraît excessif.»

Le chef de Projet Montréal a demandé au parti du maire Tremblay de réduire de 2 M$ le montant qu’il consacre aux employés de soutien. «Cela représenterait de façon plus réaliste les besoins des élus du parti au pouvoir et la charge de travail que cela représente», a indiqué la leader de la deuxième opposition, Josée Duplessis.

Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Michael Applebaum, a vivement réagi à la sortie de Projet Montréal. «Richard Bergeron veut seulement être vu dans les médias, a lancé M. Applebaum. Il confond les employés politiques et les employés administratifs. La quarantaine d’employés de soutien aux élus ont des responsabilités administratives. Ils sont là pour gérer la Ville, pour aider les élus et pour préparer des documents pour le comité exécutif. Ce sont des employés de la Ville qui sont là depuis longtemps et qui continueront de travailler à la Ville si l’administration venait à changer.»

Selon M. Applebaum, la Ville ne peut se passer de ses employés de soutien. Aucune coupure de poste n’est ainsi envisagée. «Nous gérons un budget de 4,2 G$, a rappelé le vice-président du comité exécutif. Richard Bergeron ne gère rien.»

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