Pour des terrasses accessibles à tous à Montréal
Las de devoir faire une croix sur la majorité des terrasses de Montréal, les membres du Regroupement des activités pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) ont demandé à la Ville de Montréal de prendre les mesures qui s’imposent pour rendre toutes les terrasses accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Réunies dimanche matin sur la rue Mont-Royal Est, là où les terrasses font la joie des passants pendant les mois d’été, la présidente et la vice-présidente du RAPLIQ, Linda Gauthier et Laurence Parent, ont montré du doigt l’aménagement de nombreuses terrasses qui les rendent inaccessibles aux personnes utilisant un fauteuil roulant ou toute autre aide à la mobilité.
«Les terrasses, qui sont aménagées sur les trottoirs, sont souvent surélevées de six pouces, a expliqué Linda Gauthier. Une élévation de six pouces, pour une personne en fauteuil roulant, c’est comme les pyramides d’Égypte.»
Les terrasses des restaurants qui sont aménagées sur les trottoirs ne sont pas régies par le code du bâtiment. Il en revient donc aux arrondissements de légiférer. «J’ai rencontré le maire Gérald Tremblay, a expliqué Mme Gauthier. Il m’a dit qu’il réfléchirait à ce qu’il pouvait faire pour améliorer la situation. Jusqu’à présent, on a une bonne écoute du maire, mais je n’ai pas espoir de voir le problème se régler rapidement. J’ai espoir, par contre, que le problème se règlera. On ne baissera pas les bras.»
L’opposition officielle à la Ville de Montréal, Vision Montréal, déposera, lundi soir, au conseil municipal, une motion proposant que «la Ville de Montréal soit la championne en Amérique du Nord en termes d’accessibilité pour ses terrasses, en particulier au cours de la période estivale, en demandant à ses arrondissements de modifier leur Règlement sur l’occupation du domaine public».
En réponse à cette motion, le parti du maire, Union Montréal, entend demander à la Commission conjointe sur le développement social et la diversité sociale de se pencher sur la question des terrasses et de soumettre des recommandations aux arrondissements. Une politique en accessibilité universelle doit également être dévoilée au cours des prochaines semaines. Cette politique aurait déjà reçu l’appui du milieu associatif, selon la porte-parole du comité exécutif, Joëlle Lachapelle.