Montréal étudiera la possibilité de créer une fourrière municipale
Pressée de toutes parts, la Ville de Montréal a finalement accepté de
mettre en place un comité consultatif afin d’évaluer la possibilité de
mettre en place une fourrière municipale.
«Montréal ne tolère pas et ne tolèrera pas la cruauté envers les animaux», a affirmé vendredi le responsable des services de proximité à la Ville de Montréal, Richard Deschamps. Il faisait ainsi référence au reportage Mauvais berger, diffusé à l’émission Enquête de Radio-Canada, qui rapportait les mauvais traitements administrés aux animaux dans les locaux de l’entreprise à but lucratif Berger blanc.
Le comité consultatif comprendra des experts en services animaliers de même que des représentant des arrondissements et de la Ville. Il devra formuler des recommandations d’ici la fin de l’année.
Les deux partis d’opposition ont applaudi la décision de la Ville. Ils tiennent toutefois à être présents sur ce comité consultatif.
En attendant le rapport de ce dernier, la Ville travaillera à renforcer sa réglementation sur les animaux de compagnie. L’enregistrement de tous les animaux deviendra obligatoire. La stérilisation sera fortement encouragée par des tarifs d’enregistrement moins élevés afin de contenir le phénomène de surpopulation des animaux abandonnés. Les tarifs de ces enregistrements n’ont pas encore été déterminés, selon M. Deschamps. «Il y aura des coûts, c’est évident», s’est-t-il contenté de dire.
Une campagne se sensibilisation sera également lancée afin de responsabiliser les Montréalais. De 40 à 50% d’entre eux possèdent un animal de compagnie. Ils le gardent en moyenne moins de deux ans alors que la longévité des bêtes atteint habituellement 10 ans. «Force est d’admettre qu’il doit y avoir un effort des citoyens», a dit M. Deschamps. Les Montréalais ne pourront plus se débarrasser de leur animal de compagnie autrement que dans un refuge, en vertu du nouveau règlement qui entrera en vigueur au cours des prochains mois.