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Les chauffeurs souhaitent un nouveau mode de paiement

Pour éviter les conflits avec les usagers qui n’ont pas la monnaie exacte pour payer, le syndicat des chauffeurs d’autobus de Montréal suggère un nouveau mode de collecte des titres de transport.

Les autobus de la Société de transport de Montréal (STM) disposent, depuis maintenant six ans, d’une boîte de perception dans laquelle les usagers doivent faire valider leurs titres, ou encore insérer la monnaie exacte. «Malgré la machine, beaucoup d’usagers continuent d’interpeler les chauffeurs au cours du paiement, et cela crée des situations parfois tendues», affirme Stéphane Lachance, porte-parole du Syndicat des chauffeurs d’autobus de la STM.

M. Lachance donne l’exemple d’un incident qui s’est produit il y a 12 jours, lorsqu’une mère et son bébé ont pris l’autobus 108 en direction de Verdun. La dame n’ayant qu’un billet de 5 $, le chauffeur a dû refuser son paiement, lui indiquant qu’elle risquait une contravention en cas d’inspection. De fait, 20 minutes plus tard, des agents de la STM sont montés à bord et ont infligé une amende de 219 $ à la femme.

Pour éviter que des citoyens blâment les chauffeurs pour ce type de situation, M. Lachance croit qu’un «système de paiement sur l’honneur» serait la solution. Utilisé à Vancouver et dans diverses villes européennes, le système incorpore plusieurs machines qui valident les titres de transport, à différents endroits dans l’autobus. Cela force donc les usagers à se procurer les titres avant d’entrer dans le véhicule, car on ne pourrait plus payer son billet en entrant dans l’autobus.

«C’est une excellente suggestion qui permettrait au chauffeur de se concentrer sur sa conduite. Ce n’est pas son rôle de jouer aux caissiers.», commente Normand Parisien, directeur général de Transport 2000. De plus, M. Parisien observe que le fait d’avoir des machines à l’avant et à l’arrière des autobus augmenterait la fluidité et la vitesse des déplacements.

«Nous sommes très satisfaits de nos méthodes de paiement et nous ne considérons pas les changer pour l’instant», rétorque Amélie Régis, porte-parole de la STM. Selon cette dernière, la majorité des usagers disposent d’une carte Opus ou de tickets d’autobus, et les situations de paiement conflictuelles sont isolées.

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