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Cannabis médical: Les clubs compassion à la croisée des chemins

L’avenir des clubs compassion est-il en train de se jouer actuellement? C’est une question qui se pose, au moment où Santé Canada revoit les modalités d’application de son programme de cannabis thérapeutique mis en place il y a dix ans.

À l’époque, le gouvernement avait été forcé de mettre en place un tel système après avoir perdu en cour, à la suite d’une longue bataille judiciaire. Mais le programme comportait plusieurs lacunes dans lesquelles s’étaient engouffrées les clubs compassion.

«Le cannabis produit par Santé Canada est de mauvaise qualité, il manque de variétés pour pouvoir répondre à tous les besoins en terme de santé et les délais administratifs pour l’obtenir sont trop long», illustre Marc-Boris St-Maurice, directeur du Centre compassion de Montréal.

Avec trois autres organismes d’ici, il était convié, mercredi, par Santé Canada qui voulait écouter leurs recommandations. «On présume de leur bonne foi, mais en même temps, on est sur nos gardes. Il y a dix ans, quand j’avais été poursuivi pour avoir ouvert un club compassion, Santé Canada avait témoigné en cour contre moi», rappelle M. St-Maurice qui fera de nouveau face à la justice l’année prochaine.

Lui et plusieurs autres propriétaires de clubs compassions de la métropole avaient été arrêtés. L’ouverture du club Culture 420 avait mis le feu aux poudres car il s’apparentait plus à un magasin de revente qu’à un centre compassion.

Il n’a pas été possible de parler à un représentant de Santé Canada. En juin, la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, avait indiqué vouloir améliorer le programme afin de «réduire les risques d’abus et d’exploitation par des éléments criminels».

«C’est pour ces raisons qu’on demande à Santé Canada de reconnaître et d’inclure les centres compassions dans son programme, tout en créant des règles claires qui nous régissent afin d’éviter les abus», explique Adam Greenbatt, directeur de la Société canadienne pour l’accès au cannabis médical.

Parmi les autres demandes des organismes consultés, on retrouve la mise en place d’un comité parlementaire ainsi que des fonds pour financer la recherche sur cette substance si controversée.

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