Un père et sa fille marchent pour lutter contre les cancers féminins
Gabriel Drouin et sa fille Mélanie marcheront 60 km ce week-end pour amasser des fonds pour vaincre les cancers féminins. Ils ont été sensibilisés à cette cause de façon tragique lorsque Diane, l’épouse de Gabriel et la mère de Mélanie, est décédée d’un cancer de l’utérus en janvier dernier.
En octobre 2011, la famille apprend la terrible nouvelle. Après des opérations et plusieurs traitements de chimiothérapie s’étant bien déroulés, Gabriel, Mélanie et Diane prennent confiance. Hélas, à l’été 2012, le cancer récidive. À la longue, Diane n’est plus capable de recevoir les traitements et son état se dégrade rapidement.
«Ça a été excessivement difficile, rapporte Mélanie. En tant que fille unique, j’ai dû être avec elle tout le temps et j’ai mis mes études en plan pendant presque un an.» «Ça a été une terrible perte pour nous, et on s’est dit qu’il fallait absolument que son décès serve à quelque chose», affirme pour sa part Gabriel.
Après le décès de Diane, Gabriel reçoit par la poste des brochures sur le Week-end pour vaincre les cancers féminins au nom de sa femme. «Est-ce qu’elle avait espoir de pouvoir participer à la marche? Est-ce qu’elle voulait partager l’information avec nous? Elle était intéressée par cet évènement, ça c’est certain», raisonne Mélanie.
Gabriel et Mélanie ont donc décidé de participer à la marche pour rendre hommage à Diane. «C’était une femme vraiment sportive, qui pratiquait la natation, le vélo et faisait attention à sa santé», souligne Gabriel. «On a l’impression qu’elle va un peu être avec nous pendant la marche», confie Mélanie.
Le père et la fille étaient également motivés à amasser des fonds pour faire avancer la recherche sur les cancers féminins. «Les cancers gynécologiques, comme ceux de l’utérus, sont moins connus et moins répandus que le cancer du sein, mais moins de recherche a été faite à leur sujet», souligne Gabriel. Les taux de mortalité sont effectivement plus élevés pour les cancers gynécologiques, qui incluent aussi ceux de l’ovaire, du vagin, de la vulve et des trompes de Fallope, d’après la Fondation de l’Hôpital général juif. Gabriel et sa fille ont choisi de remettre tous les fonds qu’ils ont amassés à la recherche sur ces types de cancer.
«Les avancées scientifiques donnent de l’espoir à toutes les femmes qui pourraient peut-être guérir, affirme Mélanie. J’encourage donc tous les gens à donner à la cause, même si c’est un petit don.»
Un apport essentiel
L’an dernier, 1 710 personnes ont participé au Week-end Pharmaprix pour vaincre les cancers féminins à Montréal, au bénéfice du Centre du cancer Segal de l’Hôpital général juif. Depuis sa création en 2005, 49,8 M$ ont été amassés. «Les fonds privés sont absolument essentiels afin qu’on puisse maintenir et développer nos programmes de recherche, acheter des équipements de pointe et attirer des chercheurs de la plus haute qualité provenant de partout dans le monde», fait valoir Siobhan O’Brien, coordonnatrice des évènements spéciaux à la Fondation de l’Hôpital général juif.
Une Canadienne sur neuf recevra un diagnostique de cancer du sein ou gynécologique au cours de sa vie, d’après Mme O’Brien. En 2012 seulement, 32 150 Canadiennes ont reçu un tel diagnostic et 8 140 sont mortes des suites d’un cancer.