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La Semaine mode Montréal engloutie par le Festival mode et design

Photo: Denis Beaumont

La Semaine mode Montréal (SMM) printemps-été s’intègrera désormais au Festival mode et design (FMD) à partir de 2014, ont annoncé jeudi Sensation mode, les organisateurs des deux événements.

L’annonce était pressentie dans les cercles montréalais de la mode, surtout depuis l’article cinglant de La Presse, paru samedi, qui faisait état de la grogne des designers québécois majeurs face à la SMM et de ses difficultés financières. «Depuis un certain temps, dans le milieu de la mode, les partenaires du domaine, notamment le gouvernement du Québec, s’interrogent quant à l’efficacité de la formule courante de la SMM, a avancé Jean-François Daviau, co-président de Sensation mode, en point de presse jeudi. Quand nous avons entendu les interrogations du milieu et constaté le courant international, nous sommes devenus convaincus que notre idée [de combiner les deux événements] était la bonne».

Si la SMM automne-hiver demeure inchangée, le volet printemps-été se retrouvera donc de nouveau devancé d’un mois, lui qui avait été déplacé au début septembre, il y a deux ans. Sensation mode avait tenté l’expérience afin d’attirer le gratin international du monde de la mode, qui se déplace pour l’événement de New York, une semaine plus tard.

Par contre, cette année, les mannequins fouleront les pistes de New York à partir de jeudi, alors que la SMM se prolonge jusqu’à vendredi. Une situation qui est susceptible d’attirer les gros noms vers la métropole américaine et sa semaine de la mode, un incontournable international, arrachant du coup à la SMM l’attention du milieu qu’elle courtise.

La designer Danielle Martin, de la griffe Martin Lim, voit de bon œil l’annonce du mariage entre la SMM et le FMD. «C’est un soulagement de savoir que ça continue, parce qu’on se demandait ce qui allait être annoncé. On est très contents», affirme-t-elle.

Quant aux réserves émises à l’égard de la SMM par quelques designers, dont Philippe Dubuc et Marie Saint Pierre, qui ont décidé de la boycotter, Mme Martin croit qu’elles sont dues à leur succès. «À un moment donné, ils avaient besoin de ces défilés pour se faire connaître, maintenant moins, mais nous on en a encore besoin. Leur marché au Québec est déjà saturé, ils ont leur clientèle, c’est déjà tout acquis, tandis que pour tous les jeunes qui veulent s’annoncer, c’est une superbe plateforme pour eux, et ça va le demeurer», suggère-t-elle.

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