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Biométhanisation: la Ville défend ses choix

La présidente du comité exécutif et élue responsable de l’environnement défend la biométhanisation au lendemain de la publication d’une étude contradictoire.

L’étude en question publiée par l’IREC (Institut de recherche en économie contemporaine) concluait que les futures usines de biométhanisation à Montréal et ailleurs au Québec seraient de véritables éléphants blancs qui seraient très coûteuses pour les contribuables.

L’IREC notait une certaine forme de parti pris pour cette technologie et que de simples usines de compostage seraient plus viables techniquement et économiquement.

«Ce n’est pas vrai qu’on n’a pas fait nos devoirs. On travaille sur la question avec nos partenaires depuis 2008 et on a visité plusieurs usines en Ontario», clame Mme Duplessis.

Elle s’interroge sur la neutralité de cette étude en partie financée par le fonds vert Veridis Sanexen-Serro, qui comprend des entreprises spécialisées dans la gestion de déchets, mais qui ne proposent pas la biométhanisation.

Du côté du Conseil régional de l’environnement, on doute aussi de certaines conclusions, même si la directrice générale, Coralie Deny, convient que l’étude «pose des questions intéressantes».

Elle souligne toutefois les particularités de Montréal. «Compte tenu des volumes de déchets, je ne suis pas sûre que s’en tenir uniquement au compostage l’hiver serait une solution viable vu qu’on manquerait de feuilles mortes et de résidus de gazon à mélanger aux déchets de table pour que le compostage puisse se réaliser».

Un avis partagé par la Ville qui convient que la biométhanisation est un procédé onéreux, mais qu’il permettra à terme de combler 16% des besoins de gaz naturel de la ville.

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