Marcel Côté veut un commissaire à l’éthique pour Montréal
S’il est élu, le candidat à la mairie de Montréal, Marcel Côté, promet de créer un poste de commissaire à l’éthique, plutôt qu’un inspecteur général comme le souhaite son adversaire Denis Coderre, pour freiner la corruption et la collusion à l’intérieur de l’appareil municipal.
«[Son] mandat sera de mettre en œuvre une politique de conformité à un code d’éthique et aux meilleures pratiques, autant pour les élus que pour les 28 000 fonctionnaires municipaux, à la ville-centre et dans tous les arrondissements, a expliqué le chef de la Coalition Montréal. Il appliquera une politique de tolérance zéro pour toute malversation ou accroc au code d’éthique.»
Ce commissaire à l’éthique sera responsable de la ligne éthique, qui est utilisée par les employés municipaux pour dénoncer les situations irrégulières. Il devra aussi rendre des comptes au comité de vérification du conseil municipal.
«Contrairement à l’inspecteur général proposé par Denis Coderre, le commissaire à l’éthique ne dédoublera pas le travail de l’Escouade de protection de l’intégrité municipale (EPIM) et de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), et ne coûtera pas 5 M$ à la Ville», a ajouté Marcel Côté.
La Coalition Montréal a également comme projet de réviser les processus administratifs de la Ville, en réduisant le nombre de hauts fonctionnaires et en relevant leur niveau d’imputabilité. «Nous mettrons fin à l’administration en vases clos et aux silos», a dit le candidat à la mairie de Montréal-Nord, Guy Ryan.
La formation politique de Marcel Côté promet en contrepartie d’embaucher une centaine de professionnels, comme des surveillants de chantier, des ingénieurs, des architectes et des agents techniques en circulation afin de mieux faire le suivi des projets et de diminuer leur coût.
M. Côté entend aussi encourager la webdiffusion des réunions du comité exécutif, des conseils d’arrondissements, le virage vers les données ouvertes ainsi que les consultations des citoyens.