Mairesse réélue, balayage d’Action Longueuil
L’issue de l’élection à la mairie n’était pas mise en doute à Longueuil, mais la mairesse sortante, Caroline St-Hilaire, a réussi un balayage presque total de la ville.
Le parti Mme St-Hilaire, Action Longueuil, disposera d’une écrasante majorité au conseil de ville, exploit qui lui avait échappé en 2009.
La mairesse disposera de 11 des 14 membres du conseil de Ville. Seulement Jacques Lemire, dans Laflèche, a su lui tenir tête. Le seul parti d’opposition, Option Greenfield Park, qui ne présentait des candidats que dans cet arrondissement, a réussi à remporter deux trois des postes en lice.Les anciens candidats du feu parti d’opposition, le Parti municipal de Longueuil, qui se présentaient en tant qu’indépendants à cette élection, ont donc été presque rayés de la carte, exception faite de ce dernier.
Pour la grande gagnante de l’élection à Longueuil, ce nouveau mandat est une suite logique de la dernière élection.
«Les gens de Longueuil nous ont confirmé qu’ils croient en nous, a-t-elle déclaré en entrevue téléphonique. En 2009, ils avaient décidé de voter pour le changement. Maintenant, ils viennent de nous dire qu’ils sont prêts d’aller encore plus loin dans la même direction.»
De plus, cette consolidation de l’appui que les électeurs lui ont donné sera un outil utile pour son administration, croit-elle.
« La confiance que nous venons de recevoir de la part de l’électorat ce soir, ça va envoyer un message clair au nouveau maire de Montréal, au gouvernement de Québec, et même au gouvernement fédéral », a-t-elle lancé. Mme St-Hilaire, qui s’oppose au plan du gouvernement fédéral de mettre en place un péage sur le pont qui remplacera le pont Champlain, disposerait donc d’une meilleure position pour négocier.
Mme St-Hilaire a récolté près de 88% des suffrages valides. À peine 34% des électeurs longueuillois se ont pris la peine d’aller voter. Lors de la dernière élection, en 2009, le taux de participation avait été de 38,9%.
Résumé de la campagne
Longueuil a été le lieu d’une campagne peu médiatisée comparée à celles de Montréal et de Laval, du moins dans les médias montréalais. C’est que la mairesse sortante, Caroline St-Hilaire a évité de justesse le couronnement quand un homme d’affaires peu connu, Pardo Chiocchio, s’est porté candidat contre elle à la dernière minute.
La campagne longueuilloise a aussi connu peu de rebondissements, mis à part la révélation que M. Chiocchio était en procédure de faillite personnelle.
Si l’issue de la course à la mairie est plus ou moins connue d’avance, il reste néanmoins quelques résultats à surveiller. Le parti de Mme St-Hilaire, Action Longueuil, n’a aucun pendant à l’opposition, depuis que le Parti municipal de Longueuil s’est mis en veilleuse. La formation n’affronte que des candidats indépendants, à part dans l’arrondissement de Greenfield Park, où il affrontera des candidats du parti local Option Greenfield Park.
Restera à voir si la mairesse réussira à remporter une majorité au conseil de Ville, elle qui n’avait fait élire que 12 conseillers de son parti sur 27 en 2009. Depuis 2012, il y a toutefois eu un nouveau redécoupage des districts électoraux qui pourrait brouiller les cartes. Le nombre de conseillers a aussi été portés à 14 plutôt que 27.
Des luttes serrées pourraient avoir lieu dans les districts Coteaux-Rouge et Lemoyne-Jacques Cartier, châteaux forts du clan Gladu, où Robert Gladu et Claude Gladu Jr., fils de l’ancien maire Claude Gladu, affronteront Monique Bastien, ancienne vice-président du comité exécutif sous Action Longueuil, et Colette Éthier.