Pas question de se faire imposer le péage, dit Coderre
À l’instar du gouvernement Marois, le maire de Montréal, Denis Coderre, veut avoir son mot à dire sur le financement du futur pont Champlain.
Alors que le gouvernement fédéral continue de vouloir imposer le péage sur le futur pont Champlain, M. Coderre a demandé mercredi à Québec d’élaborer une position conjointe sur cet enjeu.
«Il n’est pas question que le Grand Montréal se fasse imposer le péage. La formule qui sera proposée par le gouvernement du Québec devra être acceptable pour nos citoyens», a déclaré M. Coderre, qui est aussi président de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).
Cette déclaration fait suite au point de presse donné mercredi matin par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, Sylvain Gaudreault. Ce dernier a rappelé qu’au terme d’une rencontre, Pauline Marois a demandé à Stephen Harper de créer un bureau de projet conjoint pour améliorer les discussions sur le pont entre les gouvernements fédéral et provincial. «Il est important que tout le monde travaille ensemble», a dit M. Gaudreault.
Le maire de Montréal, qui s’est positionné comme Québec contre le péage du futur point, souhaite ainsi augmenter la collaboration entre le palier municipal et les autres paliers gouvernementaux.
Le 3 octobre dernier, le CMM a adopté à l’unanimité une résolution demandant au gouvernement du Canada de ne pas imposer un péage sur le nouveau pont Champlain.
TRANSIT appuie l’idée
Tous les acteurs politiques doivent coordonner leurs efforts, a déclaré l’organisme TRANSIT, l’Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec. Le collectif appuie l’idée du gouvernement du Québec de créer un bureau de projet conjoint pour la construction du nouveau pont Champlain.
Si le regroupement estime qu’il faut assurer une place prépondérante aux transports collectifs sur le futur pont, TRANSIT pense qu’Ottawa doit collaborer financièrement au déploiement de ces transports.
«Compte tenu des délais raccourcis pour la construction du pont, il est urgent que les acteurs entament dès maintenant la planification des ouvrages, afin que les choix de transports et d’ingénierie du pont soient planifiés conjointement», a dit Florence Junca-Adenot, professeur à l’UQAM.