Montréal
06:00 13 janvier 2014 | mise à jour le: 13 janvier 2014 à 08:38

La fraude en chute dans le réseau de la STM

La fraude en chute dans le réseau de la STM
Photo: Yves Provencher/MétroLa vente de titres de transport en ligne est proposée par la STM pour faire sauver du temps aux usagers.

L’arrivée de la carte Opus à Montréal pourrait avoir fait chuter le niveau de fraude dans le réseau de transport à moins de 1%, d’après des observations faites par la Société de transport de Montréal (STM).

De 2011 à 2012, pas moins de 43 000 observations ont été effectuées dans les autobus et les stations de métro. Il en est ressorti que le niveau de fraude dans le bus est estimé à 0,41% et à 0,61% dans le réseau du métro.

En 2008, au moment de l’implantation de la carte Opus, la STM évaluait le taux de fraude dans son réseau à environ 5%, ce qui représentait à l’époque des pertes de 20M$.

La STM considère les résultats de ses observations avec prudence. «L’échantillon n’est pas scientifiquement valable», a fait valoir la porte-parole de la STM, Odile Paradis. Elle a notamment évoqué l’échantillon trop restreint considérant le nombre de déplacements réalisés quotidiennement dans le réseau de la STM — établi à plus d’un million — ainsi que la nécessité de contrôler les usagers à leur entrée dans le transport en commun et à différentes heures du jour.

«[L’étude] donne quand même une indication qui est encourageante, a mentionné Mme Paradis. Pour en avoir le cœur net, il faut refaire une étude statistique. Peut-être qu’on va arriver au même résultat. Peut-être qu’on va arriver à 1,2%. On ne le sait pas.»

La STM aimerait réaliser cette deuxième étude en 2014 avec l’aide d’un spécialiste des études statistiques. Tout dépendra de son budget qu’elle devrait adopter d’ici la fin du mois.

La STM a déboursé 174M$ pour implanter la carte Opus en 2008. Quatre ans plus tard, elle constatait déjà une augmentation de ses revenus. Son rapport d’activité 2012 indiquait que la carte Opus «aurait permis de diminuer la fraude et de récupérer quelque 13M$ par année.»

«Depuis l’arrivée d’Opus, on est en meilleur contrôle de nos revenus», a convenu Odile Paradis. Elle a souligné que les contrôles a posteriori des titres de transport et l’augmentation des services pourraient aussi avoir eu un impact positif sur les revenus de la société de transport.

Quelques chiffres
Depuis avril 2008, pas moins de 5,5 millions de cartes Opus ont été vendues au Québec dans les 17 autorités organisatrices de transport qui ont adopté ce moyen pour valider les titres de transport. Trois autres s’ajouteront sous peu, soit celle de Sherbrooke, Trois-Rivières et Saguenay.

  • Société de transport de Montréal : 3,7 millions
  • Agence métropolitaine de transport : 895 000
  • Réseau de transport de Longueuil : 97 000
  • Société de transport de Laval : 94 000

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