Montréal pourrait adopter le nouveau protocole du MTQ
La Ville de Montréal pourrait emboîter le pas au ministère des Transports et adopter son nouveau protocole d’intervention dans la métropole.
Le ministre Sylvain Gaudreault a indiqué dimanche que, dans le futur, quand un «événement météorologique exceptionnel» surviendra, il y aura automatiquement «une série de vérifications sur les structures routières présentant des risques de chutes de béton». Si c’est nécessaire, des «opérations de sécurisation» seront effectuées ultérieurement selon lui.
Cette décision fait suite à l’incident du 13 janvier dernier au cours duquel un bloc de béton s’est détaché du viaduc Henri-Bourassa pour terminer sa chute sur une voiture.
Le ministre a justifié cette nouvelle approche en expliquant que “le vieillissement [des] infrastructures exige la modification [des] façons de faire”. Il espère ainsi “assurer la sécurité des usagers du réseau [routier] ainsi que la pérennité [des] installations”.
Montréal pense également intégrer cette nouvelle procédure à son administration. «Évidemment, la Ville de Montréal va étudier prochainement leur nouveau plan d’intervention, mais on va fort probablement le mettre en place pour les structures de la ville», a affirmé dimanche Lionel Perez, responsable des infrastructures à la Ville de Montréal.
«On pense que lorsqu’il y a une nouvelle réalité, nos infrastructures sont mises à l’épreuve par notre climat qui passe aux extrêmes. Cela doit nécessairement faire partie de l’analyse de la situation», a justifié quant à lui M. Perez.
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Pour que ce double objectif puisse être atteint, M. Gaudreault prévient que des efforts financiers s’imposeront. «C’est sûr qu’il y a un défi dans le sens que nos structures sont vieillissantes (leur moyenne d’âge est de 38 ans). Alors, il va falloir qu’on continue d’investir dans leur entretien et leur conservation», a-t-il dit, dimanche.
M. Perez a rappelé que des inspections supplémentaires sur les infrastructures de la Ville ont été commandées par le maire Denis Coderre, à la suite de l’incident du 13 janvier dernier.
«Toutes les infrastructures où il y a une fragilité de béton», soit une centaine de structures, explique M. Perez, font actuellement l’objet de ces inspections. Un rapport de ces vérifications sera déposé dans deux semaines.