Les brigadiers de Montréal demandent une nouvelle convention collective
Les 650 brigadiers de la Ville de Montréal réclament la négociation d’une nouvelle convention collective. Leur dernier contrat de travail a pris fin le 15 août 2011.
«Les brigadiers scolaires veillent à la sécurité de nos enfants et confrontent des chauffards jour après jour. Pourtant, ils n’ont pas obtenu d’augmentation depuis près de trois ans et demi. Ils ne gagnent que 14,62 $ de l’heure et ne bénéficient que de très peu d’avantages sociaux. Il est temps que la nouvelle administration Coderre leur offre un peu de considération», affirme Carole Bouchard, conseillère au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), dans un communiqué.
Les brigadiers demandent également le paiement des journées fériées, ce qui leur permettrait de se soustraire «aux effets nuisibles de la réforme de l’assurance-emploi».
Selon le SCFP, les brigadiers risquent d’être forcés de quitter leur poste pour un emploi avec une plus petite rémunération, en raison de cette réforme.
«Nous ne demandons pas la lune à monsieur Coderre. Nous voulons conserver notre emploi et notre revenu malgré les restrictions à l’assurance-emploi», souligne Fernande Tremblay, présidente du syndicat des brigadiers scolaires de Montréal, dans le communiqué.
Le maire de Montréal n’a pas voulu donner de détails sur les négociations à venir.
«Nous sommes présentement en discussion avec nos partenaires syndicaux en présence d’un conciliateur. Nous prenons acte de ces demandes et nous ferons connaître notre position à la table de négociation, car nous ne souhaitons pas négocier en public», a déclaré le maire Denis Coderre.