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Sécurité à l’hôtel de ville: Coderre devra attendre

Le maire de Montréal, Denis Coderre, voulait s’attribuer la responsabilité complète de la sécurité à l’hôtel de ville, dans la foulée de la manifestation du 18 août, mais cette proposition devra attendre.

Les élus de l’opposition au conseil municipal ont vivement critiqué mardi cette volonté du maire. Ce point a finalement été envoyé pour étude à la Commission de la présidence du conseil.

La sécurité des élus et du personnel de l’édifice est une responsabilité historiquement attribuée au président du conseil, poste qui est actuellement occupé par Frantz Benjamin.

Or, les élus devaient se pencher mardi au conseil municipal sur la possibilité que «le maire soit identifié comme la plus haute autorité en matière de sécurité de l’hôtel de ville et de ses occupants et visiteurs». Le maire de Montréal a notamment fait valoir lors de l’assemblée qu’à la suite de la manifestation des employés municipaux à l’hôtel de ville, le 18 août, «des lacunes importantes en matière de sécurité» avaient été identifiées.

«On voit bien ici la solution Coderre: on centralise. (…) Pourquoi Denis Coderre retire sa confiance envers le président? Le problème du 18 août dernier, c’était l’inaction des policiers sur place», a clamé Marc-André Gadoury, leader de Projet Montréal, qui dit craindre des conséquences si le maire devait être au courant des réservations de salles et des rencontres à l’hôtel de ville.

«En tentant de vous accaparer les pouvoirs d’un président neutre, vous atteignez notre intégrité intellectuelle», s’est également indignée Valérie Plante, conseillère de Ville dans Ville-Marie pour Projet Montréal.

Lorraine Pagé, nouvellement chef du Vrai changement pour Montréal, qui s’est également opposée à ce point, a quant à elle affirmé que Montréal n’avait pas besoin d’un «maire qui fait de la microgestion». «Le maire, c’est le symbole de la proximité avec les citoyens. Nous avons un président responsable de la sécurité au sens large. Je crois qu’il est judicieux de préserver cette séparation», a affirmé Mme Pagé.

Denis Coderre s’est dit en accord avec cette proposition, précisant que si ce point a été amené à l’ordre du jour «c’est parce qu’il faut réfléchir sur la sécurité des élus. (…) Il est clair qu’il y aura des changements en profondeur ici pour assurer la protection de nos employés», a-t-il conclu.

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