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État islamique: une marche pour dénoncer l’implication du Canada

Photo: Jeff Yates/Métro

Dans la foulée des attentats qui ont secoué le Canada la semaine dernière, quelques centaines de personnes ont manifesté dans les rues de Montréal dimanche après-midi pour dénoncer l’implication du Canada dans le conflit en Irak contre le groupe État islamique (ÉI).

Organisée par le Collectif échec à la guerre (CÉG) et l’Alliance canadienne pour la paix, la marche faisait écho à d’autres marches similaires dans plusieurs villes canadiennes tenues lors du weekend dernier, dont Toronto, Winnipeg Ottawa.

Arborant le coquelicot blanc – qui symbolise la mémoire de toutes les victimes de la guerre, plutôt que seulement celle des combattants, comme pour le coquelicot rouge –, les manifestants ont sévèrement critiqué le bilan militaire du gouvernement conservateur du premier ministre Stephen Harper.

«Je ne crois absolument pas que la guerre est un outil pour aider les gens, a lancé Suzanne Loiselle, porte parole du CÉG. On est allé en Afghanistan. Qu’est-ce qui se passe maintenant en Afghanistan ? Après 11 ans d’intervention militaire, on n’est pas capable de comprendre que la guerre ne contribue en rien à protéger la population ?»

«[L’intervention militaire] n’arrêtera jamais quelques individus détraqués.» – Amir Khadir, député de Québec solidaire

Certains manifestants s’inquiétaient d’ailleurs de la possibilité que le Canada cherche à répondre militairement aux attentats commis la semaine dernière à St-Jean et à Ottawa, qui ont tué deux militaires canadiens.

«Les actes commis la semaine dernière sont des gestes posés par des individus troublés avec des problèmes de santé mentale, et je ne crois pas du tout que c’est une excuse pour aller envahir un autre pays», croit Alex Tyrrell, chef du Parti vert du Québec.

«La réponse à donner à ce qui arrive, que ce soit pour les événements de la semaine dernière ou pour ce qui se passe avec le peuple kurde en Irak, ce n’est pas plus de bombes, a clamé le député de Québec solidaire, Amir Khadir. Il nous faut plus d’investissements dans nos services sociaux pour offrir de l’aide à [des jeunes comme ceux qui ont commis ces attentats], leur offrir un emploi, ou un dépistage s’ils ont des problèmes et se présentent dans un de nos services.»

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