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Un jeune scientifique veut régler le problème des nids-de-poule

Un jeune scientifique veut régler le problème des nids-de-poule
Photo: TC Media / Keith McAuliffe

Un mélange de plumes et d’asphalte pourrait être une solution viable pour enrayer le problème des nids-de-poule de la métropole. Tel est le procédé élaboré par un jeune de l’Ouest-de-l’île qui lui a valu un prix au concours de science de son école et qui pourrait éventuellement faire économiser beaucoup d’argent aux municipalités.

Le résidant de Dollard-des-Ormeaux, David Ballas, âgé de 14 ans, a eu l’idée de son projet alors que sa mère le reconduisait à une pratique de hockey et qu’une des roues de la voiture s’est abîmée dans un nid-de-poule.

Après des recherches sur l’internet et des discussions avec des chimistes, amis de sa famille, il a élaboré un mélange d’asphalte et de plumes d’oiseaux afin de rendre la chaussée des rues moins perméable et d’éliminer ainsi les nids-de-poule.

«L’objectif de mon projet était d’abolir ce fléau à travers les rues du Québec et en même temps de recycler un élément de la nature. Plus de 5 millions de plumes de poule sont gaspillées chaque année au Québec. J’ai tout de suite voulu intégrer cet élément à mon projet», a expliqué David lors de la visite de TC Media à son établissement scolaire, le Collège de l’Ouest-de-l’Île.

Plumes de Virginie
Le jeune homme, qui est en 3e secondaire, est entré en contact avec de nombreuses fermes québécoises, mais c’est finalement un éleveur de poulets en Virginie, aux États-Unis, qui a été en mesure de lui faire parvenir des plumes pour réaliser son projet.

À partir de ce moment, il a effectué des tests comparatifs pour voir comment réagit l’asphalte ordinaire et le mélange avec l’ajout de plumes en présence d’eau. Les deux substances avaient été déposées dans deux contenants différents et transparents pour bien voir jusqu’à quel point l’eau s’infiltrait dans le bitume. Il a également soumis les substances à différentes variations de température.

«Les résultats allaient dans le sens que je voulais. L’asphalte laisse passer plus de 50% de l’eau et le mélange avec les plumes, seulement 6%. Une fois que l’eau s’infiltre, l’asphalte devient plus perméable et elle se détériore. Mon projet permet de remédier à ce problème», a-t-il soulevé.

Deux livres d’asphalte pour sept plumes
Pour réaliser l’expérience, il a utilisé 2,48 livres d’asphalte pour seulement sept plumes d’oiseau. Les recherches et les tests se sont étalés sur six mois. David a gagné son prix le 4 février.

Aucune municipalité n’a encore contacté David, mais il a envoyé son projet à la Ville de Dollard-des-Ormeaux.

Reste à voir si sa petite révolution aura un écho à Montréal. Le budget alloué à la réparation des nids-de-poule pour l’année 2015 est de 2,7M$ à la Ville de Montréal.