LaSalle
15:37 21 mai 2015 | mise à jour le: 21 mai 2015 à 15:47 temps de lecture: 3 minutes

Aucune interdiction pour accéder à la «vague à Guy» cet été

Aucune interdiction pour accéder à la «vague à Guy» cet été
Photo: TC Media Archives

La Ville de Montréal continuera finalement à autoriser l’accès cet été à la «vague à Guy», malgré l’érosion des berges du parc des Rapides, causée notamment par l’affluence des nombreux surfeurs.

Communément appelée la «vague à Guy», le site est situé entre les rues Raymond et Gagné. Le fleuve y crée des vagues stables et continuelles qui font le bonheur des surfeurs.

La pratique du surf à cet endroit est en quelque sorte victime de sa popularité, qui s’est répandue comme une traînée de poudre. Une centaine de surfeurs peuvent y circuler quotidiennement, ce qui accélère l’érosion des berges et menace l’équilibre de ce milieu fragile.

«Dans son plan de l’eau, Montréal ne veut pas interdire le surf, mais souhaite freiner l’érosion aux endroits où se pratique ce sport, autant à la «vague à Guy» de LaSalle qu’à celle d’Habitat 67. Ces «vagues éternelles» ont le même problème», explique la mairesse de l’arrondissement, Manon Barbe.

Sécuriser le site pour tous
Aucun nouvel aménagement n’est prévu cet été. «Montréal poursuit sa réflexion. Il faudra un réaménagement de ce coin de parc, explique la mairesse Barbe. Ce n’est pas juste de sécuriser les surfeurs. Il faut que ce soit sécuritaire pour les cyclistes, car la piste est très près du bord de l’eau. Quand des gens se rassemblent pour regarder les surfeurs, ils bloquent la voie cyclable».

L’arrondissement ne peut agir seul puisque le parc des Rapides fait partie du Réseau des grands parcs de Montréal.

Endroit dangereux ou non?
Le secteur de la «vague à Guy» est considéré comme un endroit dangereux par certains employés de l’arrondissement, et les gens y vont à leurs risques et périls. Il faudrait y aménager une descente à l’eau et des installations sanitaires.

Le 22 mai 2013, une jeune surfeuse a perdu la vie lorsqu’elle s’est retrouvée coincée entre sa planche et un arbre. Deux ans plus tard, il n’y avait toujours pas de réglementation autorisant ou interdisant l’accès à l’eau.

Le directeur de Kayak sans Frontières, Hugo Lavictoire, soutient au contraire que «La vague à Guy, c’est l’endroit le plus sécuritaire en ville. C’est un petit rapide-école qui n’est pas trop gros et après, le courant est plus calme. Il y a une baie où c’est facile de sortir de l’eau».

Selon lui, il faudrait un aménagement pour la protection des berges. «Dans le moment, les gens montent et descendent n’importe où. S’il y avait un escalier en pierres pour éviter l’effritement des berges, ça empêcherait des accidents potentiels», soutient M. Lavictoire, qui offre des cours de surf et de kayak à cet endroit depuis 17 ans.

Kayak Sans Frontières fait de la location d’équipements pour le surf et le kayak et opère au 7770, boulevard LaSalle.

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