Soutenez

La lutte à UberX passe par la technologie, dit Poëti

Photo: TC Media – Hugo Lorini

Alors que se tenait une consultation sur l’industrie du taxi mercredi, le ministre québécois des Transports, Robert Poëti, a affirmé que la lutte aux services de taxi illégaux, tel UberX, passera par la technologie.

Parmi les idées soulevées par des acteurs de l’industrie: instaurer un service de partage de course pour des usagers qui n’ont pas la même destination, ou même leur permettre de payer avec une carte Opus.

«Je pense qu’il est temps qu’on se modernise un peu, et qu’on ait une carte qui nous permet d’utiliser un métro, un autobus et un taxi», a affirmé le ministre en point de presse après la rencontre.

Selon lui, l’industrie pourra faire compétition à des services comme UberX en se modernisant.

«Les citoyens comprennent bien que si le service est là, et qu’il est de qualité, ils vont l’utiliser, juge-t-il. Ils paient des impôts et des taxes, et n’encouragent pas des gens comme UberX, qui font des centaines de millions de dollars, qui ne paient pas un sou d’impôts au Québec ou au Canada, et qui nous disent clairement en commission parlementaire qu’ils déposent ça dans une banque en Hollande.»

Il a rajouté qu’il croyait que l’industrie pourrait se moderniser «à court terme».

«L’amélioration des services va être perceptible, et à très court terme. L’ensemble des acteurs de l’industrie du taxi ont la volonté de s’améliorer.» -Robert Poëti, ministre québécois des Transports

 

Si elle salue certaines propositions de modernisation suggérées, tels l’électrification des flottes de véhicules, du développement de nouvelles applications mobiles ou de la répartition par GPS, la porte-parole du Parti québécois en matière de Transports, Martine Ouellet, croit quand même que le gouvernement doit explorer des avenues plus sévères pour sévir contre le taxi illégal.

«C’est sûr qu’il faut moderniser l’industrie du taxi, mais ça ne sera pas suffisant pour contrer le taxi illégal, a-t-elle affirmé en mêlée de presse. Ca nous prendra des réponses de la part du ministre, parce que les saisies ont augmenté, mais UberX continue à croître.»

Quant à lui, le président du Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi au Québec, Dory Saliba, a suggéré entre autres la révocation des permis de conduire des chauffeurs fautifs, et l’attribution de points d’inaptitude à leurs dossiers.

M. Poëti a réitéré son opposition aux services de taxis illégaux, mais n’a pas précisé quelles mesures supplémentaires seraient envisagées par son gouvernement.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.